- 770 observations
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65
communes -
101
observateurs
2
organismes -
Première observation
1971 -
Dernière observation
2025
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Parc National des Cévennes
Participation à 759 Observations
Part d'aide à la prospection : 98.57 %Fiche organisme
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iNaturalist
Participation à 11 Observations
Part d'aide à la prospection : 1.43 %Fiche organisme
Informations espèce
La Huppe fasciée est un oiseau courant, de toute beauté et facile à observer, en effet, son chant et sa silhouette sont incomparables. Elle fait donc partie des oiseaux les mieux documentés sur le territoire.
Répandue de l’Afrique à l’Asie, la Huppe fasciée, en Europe, est principalement une estivante nicheuse migratrice. Une fraction de sa population européenne hiverne dans le bassin méditerranéen, et quasi régulièrement maintenant sur le littoral languedocien, et en Afrique du Nord, mais la plupart s’en vont passer l’hiver en Afrique subsaharienne. Le retour de cette espèce dans le territoire du PNC est donc précoce et les premiers oiseaux apparaissent dès la fin février. Date précoce le 20 février 1990 à Hures et le 26 février 1994 à Saint-Pierre-des-Tripiers, toutes deux sur le Causse Méjean. Mais c’est dans le courant du mois de mars, et surtout à partir de la deuxième décade, parfois dans des conditions météorologiques encore très hivernales sur les hauts plateaux, que la Huppe manifeste une présence qui devient ensuite régulière. Les tout premiers chants sont décelés dans les derniers jours de mars mais ne deviennent réguliers et assidus qu’à partir de la deuxième quinzaine d’avril. Tandis que les reproducteurs locaux se cantonnent, un accouplement signalé au plus tôt un 26 avril, des oiseaux en halte migratoire continuent sans doute de passer durant ce mois si l’on en juge par le nombre de contacts sans suite signalés courant avril. La Huppe affectionne les paysages ouverts à semi-ouverts, avec des haies, des tas de cailloux comme les fameux clapas des causses et autres murettes de pierres, et la présence du bétail semble être un atout pour fixer les couples reproducteurs. Avec la date la plus précoce d’occupation d’un nid un 21 avril, mai et juin surtout sont les mois où la reproduction bat son plein et de nombreux nourrissages au nid sont rapportés durant cette période : 8 occurrences en mai, 27 en juin et encore 3 en juillet. Un couple nourrissant au nid est encore signalé au 07 juillet, en 2017 au Pont-de- 105 Montvert et même le 15 juillet, en 2021 à Saint-André-de-Majencoules mais il s’agissait là d’une deuxième nichée. Les premiers envols ont lieu en juin, dès le 07 juin 2014 près de Corbès en basses Cévennes, et le dernier chant est daté du 03 juillet, en 1984 à Mandagout. Des familles, adultes accompagnés de juvéniles volants, sont notées dès la mi-juin mais surtout en juillet et jusqu’à mi-août. La reproduction est cependant peu documentée en ce qui concerne la taille des nichées : plusieurs couples avec 2 ou 3 juvéniles sont mentionnés et une famille avec un maximum de 4 jeunes juste volants est notée le 20 août 2021 à Vébron. La Huppe niche dans des cavités, aussi bien dans les arbres creux que dans les murettes de pierres sèches, les clapas et les murs d’habitation. Et pour l’anecdote, une nichée de 3 juvéniles s’envole d’une ruche-tronc le 07 juillet 2017 à Saint-Maurice-de-Ventalon. En août, les données deviennent plus sporadiques et les départs se confondent avec un passage postnuptial relativement discret jusqu’à fin septembre. Quelques rares présences tardives sont signalées : le 1er octobre, en 2017 à Saint-Sauveur-Camprieu, le 27 octobre, en 2006 à Valleraugue et même le 14 novembre, en 2017 au col du Rey (commune de Cans-et-Cévennes). Une donnée hivernale exceptionnelle est rapportée, en date du 22 décembre 2020 à 1160 m sur le Causse Méjean (commune de Vébron). Cette donnée peut surprendre par sa localisation et son altitude mais il est probable que les cas d’hivernage aient tendance à se multiplier dans les années à venir, au moins sur le piémont des Cévennes. En effet, depuis les années 2000, la Huppe montre une nette tendance à hiverner sur le littoral et les plaines languedociennes.
