• 281
    observations

  • 45
    communes

  • 42
    observateurs

  • Première observation
    2001

  • Dernière observation
    2022
Barraud Remy - Bertrand Nicolas - Boissier Florence - Bruce Nicolas - Chenard Michaël - Coenders Sylvie - Costes Geraldine - Deffrennes Benoit - Descamps Régis - Descaves Bruno - Descaves Sandrine - Devevey Caroline - Dissac Yann - Dugueperoux Franck - Fabre Jean-marie - Fivel Agathe - Fonderflick Jocelyn - Fort Clément - Garnier Gilles - Gineste Benoit - Hache Sébastien - Hennebaut David - Herault Emilien - Jamier Myriam - Lamarche Béatrice - Lucas Philippe - Malafosse Isabelle - Malafosse Jean-pierre - Meynet Laurie - Outrebon Juliette - Picq Hervé - Quillard Valerie - Redon Maxime - Reydon Emilie - Rombaut Cyril - Roux Pauline - Soliveres Jordi - Sulmont Emeric - Tournaire Armelle - Tyssandier Manon - Vernier Rémi - Zimmerman Samuel

Informations sur l'espèce

Le Crapaud épineux fait partie de la famille des crapauds vrais, les Bufonidae. Autrefois considéré comme une sous-espèce du Crapaud commun Bufo bufo, le Crapaud épineux n’a été élevé au rang d'espèce que très récemment sur la base d'analyse génétique (Arntzen et al. 2013). La zone de contact identifiée entre les deux espèces en France étant une diagonale allant en gros de la Normandie à Nice, il est établi désormais, et vérifié sur le terrain, que seul le Crapaud épineux Bufo spinosus est présent sur le territoire du Parc national des Cévennes. Ce dernier diffère morphologiquement du Crapaud commun par son iris rouge et ses glandes parotoïdes (renflements à forte concentration de venin situés derrière les yeux) non parallèles et évasés vers l’arrière. Le Crapaud épineux est le plus gros amphibien autochtone de France métropolitaine : les mâles, plus petits que les femelles, mesurent entre 5 et 9 cm, ces dernières mesurant entre 8 et 11 cm, jusqu’à 15 cm parfois. Cette espèce à l’allure typique d’un crapaud (dodue et couverte de pustules), ne peut être confondue qu’avec le Crapaud calamite Epidalea calamita, mais elle est la seule à posséder un iris rouge et une pupille horizontale. Le Crapaud épineux est abondant sur une grande partie du territoire du Parc national des Cévennes. En effet, dans sa phase terrestre, le Crapaud épineux apprécie divers milieux tant qu’ils présentent une strate arborée (forêts, bois, haies), une relative fraîcheur et des caches pour y passer la journée. Il s'accommode très bien des milieux anthropisés. C’est d'ailleurs l’amphibien le plus observé en phase terrestre (avec la Grenouille rousse en forêt), lors de ses chasses nocturnes dans les villages et les jardins. Il peut alors être signalé toute l’année, bien que les mentions hivernales restent rares sur notre territoire. Il y capture nombre de petites à moyennes proies au déplacement lent, allant des fourmis, et autres insectes, aux mollusques. Sur le territoire du Parc national des Cévennes, la reproduction a lieu majoritairement dans les cours d’eau. C’est une des rares espèces à tolérer la présence de poissons du fait de la toxicité de ses têtards pour les prédateurs. A noter une observation insolite, mais peut-être assez courante, de prédation des œufs par les chevesnes sur le Tarn lors de la ponte.
Le Crapaud épineux est présent dans toutes les vallées, à l'exception du Galeizon et du cœur des gorges de la Jonte où il est peu noté (bien qu’il doit être présent) et sur les massifs montagneux. Il semble moins abondant sur les plateaux des Causses Méjean et de Sauveterre, au profit souvent du Crapaud calamite, les vastes milieux ouverts et secs lui étant défavorables. Sur les Causses, sa distribution est limitée aux abords des villages et aux secteurs plus forestiers. Les populations de la vallée des Gardons Cévenols représentent les stations les plus basses, avec 121 m d’altitude près d’Anduze le 09/04/2002. L’observation la plus haute a été réalisée à 1605 m d’altitude sur le Mont Lozère (versant ouest du Pic Cassini, le 03/08/2006), mais seules deux données dépassent les 1400 m d'altitude, limite au-dessus de laquelle l’espèce semble rare. Sur les hauteurs du Mont Lozère et de l’Aigoual, en plus des cours d’eau, sa reproduction est également liée à la présence de grandes pièces d’eau comme l’étang de Barrandon, le lac des Pises ou le lac du Devois. Sur les Causses, l’espèce se reproduit dans les lavognes permanentes, contrairement au Crapaud calamite qui recherche des milieux plus pionniers pour sa reproduction. Les pontes ont lieu principalement dans le courant du mois d’avril, jusqu'à la première décade de mai (notamment sur les secteurs d’altitude de Barrandon et des Pises), avec comme dates extrêmes le 08/03/2020 sur la commune de Sumène à basse altitude et le 25/05/1994 à La Bazalgette sur le Causse de Sauveterre. Les métamorphoses des têtards ont principalement lieu à partir du mois d'août. Le Crapaud épineux figure en bonne place au menu de la Loutre, notamment durant la période des regroupements lors du frai : de nombreux cadavres peuvent alors être retrouvés avec la peau retournée en chaussette, le prédateur (l’un des rares à savoir le faire) évitant ainsi de consommer les glandes venimeuses. Mais cette mortalité reste sans commune mesure avec celle causée par le trafic routier, où de nombreux cadavres sont retrouvés lorsque les individus traversent les routes pour se rendre sur les sites de pontes, mais aussi toute l’année lors de nuits humides. Enfin, citons la présence en nombre de l’espèce au niveau du sentier des vertiges (Causse Méjean) lors des nuits de fin d’été. Il est possible dans ce cas que l’espèce effectue une migration altitudinale entre ses sites de reproduction, en contrebas de la Jonte et les zones escarpées des pentes des Causses.
Non renseigné pour le moment
Non renseignée pour le moment
Bufo bufo auct. non (Linnaeus, 1758) | Bufo bufo spinosus (Daudin, 1803) |

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles