Lézard catalan (Le)

Podarcis liolepis (Boulenger, 1905)



  • 213
    observations

  • 57
    communes

  • 46
    observateurs

  • Première observation
    1973

  • Dernière observation
    2020
Ambroise Lucie - Barraud Remy - Bernard Axel - Boyer Jerome - Bruce Nicolas - Chazel Luc - Cheylan Marc - Cockle Anya - Coenders Sylvie - Crochet Pierre-andré - Dallard Roland - Deffrennes Benoit - Descamps Régis - Descaves Bruno - Descaves Sandrine - Destre Rémi - Disca Thierry - Dugueperoux Franck - Fonderflick Jocelyn - Geniez Michel - Geniez Philippe - Gineste Benoit - Gompel Nicolas - Guillaume Claude-pierre - Guillosson Jean-yves - Haffner Patrick - Hennebaut David - Henry Isabelle - Herault Emilien - Jamier Myriam - Lafaille David - Lamarche Béatrice - Leblanc Olivier - Legendre Roland - Lhéritier Jean-noël - Lucas Philippe - Malafosse Isabelle - Malafosse Jean-pierre - Pianalto Sylvie - Quillard Valerie - Rufray Vincent - Savineau Morgane - Stage Aten - Sulmont Emeric - Torreilles Gérard - Vernier Rémi

Informations sur l'espèce

Le Lézard catalan est un petit lézard gris d'aspect très proche du Lézard des murailles. Il est cependant plus gracile et fluet que ce dernier, avec un museau pointu et une tête plus aplatie. Au niveau des tempes, il possède de nombreuses petites écailles : plus de quarante contre seulement une dizaine chez le Lézard des murailles et son iris est clair et non orangé.
Il fréquente uniquement les milieux rocheux tandis que le Lézard des murailles peut être rencontré dans des habitats plus variés. La population mondiale du Lézard catalan est essentiellement ibérique mais l’espèce remonte vers le Nord jusque dans la vallée du Rhône avec une présence affirmée sur toute la région Languedoc-Roussillon. La bordure méridionale cévenole du Massif Central est occupée par la sous-espèce cebennensis qui montre, chez certains mâles, une livrée marbrée caractéristique. Le Lézard catalan est bien présent sur le territoire du Parc national où il ne fréquente cependant que les habitats rupestres chauds et bien ensoleillés. On le rencontre aussi sporadiquement dans des habitats plus anthropiques tels que les murets de pierres sèches et les habitations traditionnelles en pierre. Bien que les deux espèces puissent être présentes sur un même site, il ne semble pas y avoir de réelle cohabitation entre le Lézard catalan et le Lézard des murailles et, en syntopie, le premier occupera les secteurs rocheux les plus chauds et, le second, les secteurs moins bien exposés, plus embroussaillés ou arborés. D’affinité méditerranéenne, il évite les secteurs d’altitude du Mont Lozère et de l’Aigoual et contourne ces massifs à la faveur d’habitats propices dans la topographie complexe des vallées cévenoles. Il est bien présent sur les crêtes et affleurements schisteux dégagés à l'exception de la vallée du Galeizon où il serait à rechercher, son absence étant probablement due à un manque de prospection. Sur les pentes de l'Aigoual, il est noté dans les vallées de l'Hérault, du Trévezel et de la Dourbie. Il fréquente également les Gorges de la Jonte et du Tarn ainsi que les bordures du Causse Méjean mais semble éviter le cœur du plateau. Seules quelques rares données concernent des hameaux situés non loin des gorges (le 13/09/1986, Mas de la Font, le 12/06/2001, non loin du Rouveret, le 09/05/1998, Fraissinet-de-Poujols). Présent sur les couronnes du Méjean dans le secteur du Col de Perjuret, le chaos rocheux de Nîmes-le-Vieux ne semble pas occupé. Pourtant des habitats propices pourraient l’accueillir et, avec l’évolution du climat, il mériterait d’être recherché à l’avenir dans ce secteur. Plus au Nord, le Lézard catalan est noté jusque sur les crêtes du Bougès, dans les vallées du Tarn et du Bramont, du Luech, de la Paillère et de l'Altier. Il est, en revanche, inconnu de la vallée du Lot d'où il pourrait être naturellement absent mais des prospections sur sites favorables en adret, comme par exemple le château du Tournel, devraient être réalisées pour confirmer cette hypothèse. De manière générale, cette espèce souffre peut-être d'un manque de données dû à sa grande ressemblance avec le Lézard des murailles. Le Lézard catalan devrait donc faire l’objet de prospections ciblées, notamment au niveau des sites d'altitude, où une potentielle concurrence avec le Lézard des murailles dans des habitats rocailleux pourrait être révélée. Actuellement, la grande majorité des données du Lézard catalan sont à des altitudes inférieures à 1000 m, avec quelques rares mentions au-dessus : le 07/08/2015 à 1225 m au Belvédère des Bouzèdes sur le flanc Est du Mont Lozère et le 17/09/2003 à 1270 m au niveau de la D23 au Sud du Pic de Barette sur le flanc Est du plateau de Montals. Enfin, le Lézard catalan est noté principalement depuis la deuxième décade d'avril jusqu’à la fin du mois d'octobre mais il peut être observé tout au long de l'année à la faveur de belles journées hivernales, avec comme dates extrêmes le 27/12/2016 à Saint-André-de-Valborgne et le 12/01/2020 à Blajoux dans les Gorges du Tarn.
Non renseigné pour le moment
Non renseignée pour le moment
Lacerta hispanica Steindachner, 1870 | Lacerta muralis var. liolepis Boulenger, 1905 | Lacerta oxycephala var. hispanica Steindachner, 1870 | Podarcis hispanica (Steindachner, 1870) | Podarcis hispanicus (Steindachner, 1870) |

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles