Grenouille rousse (La)

Rana temporaria Linnaeus, 1758



  • 385
    observations

  • 31
    communes

  • 52
    observateurs

  • Première observation
    1979

  • Dernière observation
    2022
Ambroise Lucie - Baffie Philippe - Barraud Remy - Belier Laurent - Bernard Axel - Bertrand Nicolas - Boyer Jerome - Bruce Nicolas - Buchert Julien - Chenard Michaël - Coenders Sylvie - Costes Geraldine - Deffrennes Benoit - Descamps Régis - Descaves Bruno - Descaves Sandrine - Dessoliers Eric - Devevey Caroline - Dissac Yann - Dugueperoux Franck - Fabre Jean-marie - Fonderflick Jocelyn - Fort Clément - Gaillard Bernard - Garnier Gilles - Gineste Benoit - Guyonvarch Marine - Hennebaut David - Herault Emilien - Hopkins Frantz - Jamier Myriam - Karczewski Gaël - Lamarche Béatrice - Lefebvre Siméon - Lucas Philippe - Malafosse Isabelle - Malafosse Jean-pierre - Meynet Laurie - Molto Jerome - Moschetti Maily - Picq Hervé - Pinna Jean-louis - Quillard Valerie - Rombaut Cyril - Soliveres Jordi - Sulmont Emeric - Tournaire Armelle - Tremauville Y - Tyssandier Manon - Vernier Rémi - Wettstein Juliette - Zimmerman Samuel

Informations sur l'espèce

La Grenouille rousse est la seule « grenouille brune » présente sur le territoire du Parc national des Cévennes : une autre espèce semblable, la Grenouille agile Rana dalmatica, n’a jamais été mentionnée dans la zone, cette dernière évitant les zones montagneuses et méditerranéennes. La femelle est légèrement plus grande que le mâle et peut exceptionnellement mesurer plus de 8 cm. Son corps est trapu et son tympan très visible et inclus dans une tâche sombre située à l’arrière des yeux, dont l’iris est doré et la pupille horizontale. La coloration de son corps peut varier du brun-noir au jaune-orangé. Cet amphibien est régulièrement observé en phase terrestre, à la faveur de la fraîcheur des milieux forestiers, mais elle fréquente également divers milieux bocagers ou prairiaux. Pour la reproduction, la Grenouille rousse affectionne les tourbières d’altitude, mais elle est peu exigeante tant pour l’ensoleillement que la nature de la pièce d’eau : elle pond aussi bien dans les sources que sur les berges de grandes pièces d’eau, voire de simples flaques ou ornières. La reproduction à lieu lors de rassemblements massifs d’individus dès la fin de l’hiver (attirant nombre de prédateurs après la disette hivernale). La plupart des pontes sont observées courant mars, voire avril en altitude, plus rarement en mai.
La Grenouille rousse est observée principalement dans les secteurs d’altitude du territoire du Parc national des Cévennes, où elle est bien présente : les massifs de l’Aigoual, du Lingas, du Mont Lozère, du Bougès et le haut des vallées associées. Sur les plateaux des Causses Noir et Méjean, l’espèce n’arrive à se maintenir que sur les zones de contact avec le massif de l’Aigoual granitique. Ainsi, la Grenouille rousse se reproduit dans les lavognes de Servilières, commune de Lanuéjols sur le Causse Noir et plusieurs observations ont été faites sur le Causse Méjean (lavogne de Aures, non loin du col de Perjuret), sans que la reproduction ne soit prouvée jusqu’à présent. Sur le Causse de Sauveterre, nous ne disposons d’aucune donnée de population installée. Signalons tout de même deux observations très étonnantes d’individus isolés, très éloignées des populations connues, le 04/09/2005 sur la lavogne du Mazel-Bouissy (Causse de Sauveterre) et le 22/06/2019 sur la commune de Saint-Pierre-des-Tripiers (Causse Méjean). L’espèce atteint 1678 m sur les crêtes du Mont Lozère (Pic Cassini, le 30/06/2011), depuis la limite inférieure de 500 m d’altitude dans des milieux frais. En dessous, elle est exceptionnellement notée : à 310 m le 05/03/2020 à La Bouriette sur le Gardon de Saint-Martin-de-Lansuscle, commune de Saint-Germain-de-Calberte (couple et pontes) et à 315 m le 05/06/2017 sur la Cèze, commune d’Aujac. Des pontes précoces ont été rapportées dès février : le 13/02/2007 sur l’Aigoual vers Les Airettes et la Serreyrède et même le 01/02/2002 vers La Borie du Pont, commune de Dourbies ! Sur le secteur du Mont Lozère, on note une ponte précoce le 27/02/2021 dans une ornière du Bougès, ainsi qu’une tardive le 06/06/2017 vers Gourdouse. On peut constater que des retours de gels intenses printaniers mettent en péril certaines poches d'œufs, et provoquent alors une seconde période de frai au retour de la douceur, comme ce fut observé en avril 2021 sur le secteur de Barrandon, la ponte ayant repris début mai. Les périodes soudaines de fortes chaleurs, qui assèchent flaques et ornières, sont aussi néfastes et déciment alors nombre de têtards prisonniers.
Non renseigné pour le moment
Non renseignée pour le moment
Rana alpina Risso, 1827 | Rana rufa Lacepède, 1788 | Rana temporaria gracilis Koch, 1872

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles