- 1 746 observations
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98
communes -
128
observateurs
2
organismes -
Première observation
1973 -
Dernière observation
2026
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Parc National des Cévennes
Participation à 1669 Observations
Part d'aide à la prospection : 95.59 %Fiche organisme
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iNaturalist
Participation à 77 Observations
Part d'aide à la prospection : 4.41 %Fiche organisme
Informations espèce
La Buse variable est le rapace diurne le plus commun en Europe, de la famille des Accipitridés. C’est un rapace de taille moyenne d’environ 50 à 55 cm de long. La largeur de ses ailes est de 46 à 58 cm pour une envergure de 110 à 130 cm. La couleur de son plumage est très variable, généralement brun foncé avec le dessus tacheté de blanc. Son bec est courbé. Les deux sexes sont similaires, la femelle étant un peu plus grande que le mâle. La Buse variable se nourrit principalement de rongeurs, de reptiles, d’insectes et de petits oiseaux. Elle fréquente divers milieux : bois, bosquets, champs, prairies et marais.
La Buse variable est une espèce qui se reproduit sur toute l’Eurasie occidentale, tempérée et nordique. Les populations d’Europe du Nord glissent l’hiver en direction de la péninsule ibérique atteignant à peine le Maroc. Sur le territoire du PNC, l’espèce est contactée toute l’année mais affiche des densités très hétérogènes en fonction des habitats fréquentés. Sur chaque secteur biogéographique apparaissent localement des zones optimales de densité, proches des bons effectifs de plaine (1 couple pour 150 à 250 ha). L'altitude étant un facteur limitant, les densités diminuent au-dessus de 800 m et s'effondrent littéralement au-dessus de 1000 m (1 couple pour 750 à 1615 ha sur les hauteurs de l'Aigoual et du Mont Lozère.) La densité moyenne pour le Parc se situe probablement autour d’1 couple pour 540 ha avec 730 couples nicheurs potentiels (estimation 2002). La Buse variable fréquente une grande variété d'habitats naturels, chassant préférentiellement sur les milieux ouverts ou semi-ouverts (cultures, prairies de fauches ou pâturées, landes mixtes ou à genêts). En altitude, ces milieux sont utilisés en période estivale par les Buses en quête d'insectes et de petits rongeurs. Mais la Buse variable chasse également en milieu boisé ; châtaigneraies, yeuseraies et pineraies claires représentent les habitats les plus utilisés (Lhéritier 1975). Les formations boisées sont utilisées avant tout pour la nidification. Pineraies, hêtraies, hêtraies-chênaies, châtaigneraies et yeuseraies accueillent le plus souvent les aires à basse et moyenne altitude. Dans les Cévennes schisteuses et dans une moindre mesure les gorges du Tarn et de la Jonte, les buses choisissent souvent les rochers comme support. Sur le territoire du Parc, 11 cas de nidification sur 61 aires découvertes étaient établis dans des rochers. Ce type de nidification est très caractéristique de la population de buses cévenoles. Sur le même territoire, pour 31 pontes observées, le nombre d’œufs déposés variait de 1 à 3. La moyenne de ponte est de 2,32 œufs par couple ayant pondu (2,18 pour tous les couples.) Les nichées à l’éclosion comportent en moyenne 2 poussins (1,65 si l’on comptabilise les échecs). Enfin, tous les couples (échecs compris) produiront une moyenne de 1,3 jeunes à l’envol ; 2,03 jeunes constituent la taille moyenne des nichées envolée. Précisons que les dates d’éclosion s’échelonnent entre le 13 avril et le 30 mai avec une date moyenne au 07 mai. Le régime alimentaire de la buse est éclectique mais la part des 96 micromammifères est prépondérante : sur 81 proies prélevées dans les aires, 55 % sont des mulots Apodemus sp., des taupes Talpa sp. ou des campagnols Microtus sp. Les Reptiles (18 %) et les Oiseaux (21 %) constituent cependant une part non négligeable du régime, ces derniers étant peut- être surestimés par la forte rémanence de leurs restes (plumes) dans les aires. Si l’on ne tient compte que des proies fraîches trouvées sur l’aire, les micromammifères constituent alors 67,5 % du régime. Les Amphibiens représentent une part assez faible du régime alimentaire. Les insectes et vers de terres n’ont pas été recherchés mais selon la saison, ils complètent de manière significative le régime des buses, mais sont prélevés surtout par les adultes ou les juvéniles émancipés, en été et en automne. Les couples connus paraissent très sédentaires mais certains sites, les plus hauts en altitude, sont désertés les hivers durablement enneigés tandis que des hivernants venus du nord viennent renforcer la population locale du moins sur les secteurs offrant, selon les années, les conditions de ressources alimentaires les plus favorables. Largement répartie sur l'ensemble du territoire, la Buse variable est le rapace le plus commun du Parc national des Cévennes.
