Alyte accoucheur (L')

Alytes obstetricans (Laurenti, 1768)


Classe : Amphibia Ordre : Anura Famille : Alytidae Genre : Alytes
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  • 493
    observations

  • 65
    communes

  • 90
    observateurs
    1
    organisme

  • Première observation
    1974

  • Dernière observation
    2024
Anglio Grégory - Baffie Philippe - Barraud Remy - Barraud Rémy - Bodard Jean-dominique - Boyer David - Bres Emilie - Breton François - Buisson Olivier - Callegari Guy - Chazalmartin Samuel - Chenard Michaël - Cheylan Marc - Coenders Sylvie - Costes Geraldine - Costes Géraldine - Coulée Thierry - Coursimault Jean-françois - Crochet Pierre-andré - Dagron Bruno - Debussche Max - Deffrennes Benoit - Delpuech Martine - Descamps Régis - Descaves Bruno - Descaves Sandrine - Destre Rémi - Devevey Caroline - Dissac Yann - Duguépéroux Franck - Désecures Rémy - Fauchier Emilien - Feltgen Alexandre - Feutry François - Fidon Frédéric - Fonderflick Jocelyn - Forestier Thibault - Fort Clément - Foubert Dominique - Garnier Gilles - Geniez Philippe - Gineste Benoit - Grosselet Manuel - Hennebaut David - Herault Emilien - Holstein Véronique - Jamier Myriam - Jendoubi Samy - Karczewski Gaël - Lacoste Florent - Lamarche Béatrice - Laniece Manon - Lebraud Christian - Legendre François - Lhuillier Robin - Lucas Philippe - Lyet Arnaud - Malafosse Isabelle - Malafosse Jean-pierre - Meynet Laurie - Michel Bénédicte - Michelland Dominique - Mourgues Robin - Outrebon Juliette - Parayre Christophe - Pianalto Sylvie - Picq Hervé - Pierrot Bernard - Quillard Valerie - Quiot Michel - Rombaut Cyril - Rossel Patricia - Rouquette Chantal - Scher Olivier - Selosse Lucie - Seon Jean - Soliveres Jordi - Sorais Pierre - Soustelle Cyril - Sulmont Emeric - Séon Jean - Tayac Joël - Tisne Jean-michel - Torreilles Gérard - Tournaire Armelle - Vacher Jean-pierre - Vecker Jacques - Vernier Rémi - Viala J.-m. - Zimmerman Samuel
  • Parc National des Cévennes
    Participation à 491 Observations
    Part d'aide à la prospection : 99.59 %

    Fiche organisme

Informations espèce

Le Crapaud accoucheur est un amphibien de petite taille et d’aspect trapu, mesurant moins de 5 cm. Mâles et femelles sont semblables : le dos est de couleur grisâtre parsemé de petites verrues, les glandes parotoïdes sont peu visibles et l’iris est doré avec une pupille verticale. En milieu terrestre, il affectionne en effet les zones dégagées riches en caches tels que les zones rocheuses et les murets notamment sur des substrats sablonneux ou dolomitiques qui lui permettent de s’enfouir durant ses périodes de léthargie. Sur le territoire du Parc national des Cévennes, le Crapaud accoucheur est assez répandu, de 130 m (Anduze) à 1370 m d’altitude (étang de Barrandon, commune de Saint-Etienne-du-Valdonnez). Sa reproduction s’étale sur une grande période : on peut entendre le chant flûté des mâles (qui peut être confondu avec celui du Hibou petit-duc) dès la fin du mois de février (date la plus précoce le 07/02/2004, commune de Saint-André-de-Majencoules) et jusqu’à la fin de l’été, voire plus tard encore (date la plus tardive le 09/11/2014, commune de Saint-André-de-Majencoules).
Le Crapaud accoucheur est noté principalement sur les Causses et les Vallées Cévenoles, jusqu'au Piémont à la faveur des rivières en fond de vallées. En revanche, il est peu noté dans les gorges du Tarn et aucune donnée ne concerne les gorges de la Jonte. Il se fait beaucoup plus discret dans les zones plus forestières et les secteurs d’altitude : sur les hauteurs du Mont Lozère et du Mont Aigoual, sa présence semble liée à celle de grandes retenues d’eau, autres que les milieux tourbeux : étang de Barrandon, lac des Pises et lac du Devois, mais sur ces massifs sa répartition serait à préciser notamment à plus basse altitude en prospectant les abords des habitations, les mares et les cours d’eau dans des secteurs relativement ouverts. Ce sont les mâles qui portent les œufs, une fois fécondés, enroulés autour de leurs pattes, à l’air libre, dès la fin du mois de mars et jusqu’à la mi-juillet : un mâle porte des œufs le 15/07/2019 au Château du Miral. Ils sont ensuite déposés lors de leurs éclosions dans les points d’eau stagnante (lacs, mares, lavognes, fontaines), mais également dans les cours d’eau, notamment dans les Gardons. Les têtards d’Alyte ont la particularité de devenir très gros (6-7 cm, soit plus gros que les individus adultes !) et de mettre longtemps à se développer (jusqu’à 15 mois). Ils peuvent donc être observés toute l’année et le point d’eau ne doit pas s’assécher pour permettre aux têtards d’atteindre la métamorphose. En 2011, une souche a priori peu virulente du Batrachochytrium dendrobatidis a été découverte sur deux Alytes et un Crapaud calamite vivant sur l'étang de Barrandon : ce champignon pathogène est connu pour avoir occasionné de fortes mortalités d’Alyte dans les lacs pyrénéens au début des années 2000. Aucune mortalité massive n’a en revanche été observée sur le territoire du Parc national des Cévennes après ce premier cas découvert sur l’étang de Barrandon en 2011. Toutefois, une veille sanitaire s’impose à l’avenir sur les populations présentes sur le territoire du Parc national des Cévennes.
Zones humides
Non renseigné pour le moment
Bufo obstetricans Laurenti, 1768 | Obstetricans vulgaris Dugès, 1834 | Rana campanisona Laurenti, 1768

Audio (1)


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