- 564 observations
-
74
communes -
122
observateurs
2
organismes -
Première observation
1974 -
Dernière observation
2025
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-
Parc National des Cévennes
Participation à 522 Observations
Part d'aide à la prospection : 92.55 %Fiche organisme
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iNaturalist
Participation à 42 Observations
Part d'aide à la prospection : 7.45 %Fiche organisme
Informations espèce
Le Crapaud accoucheur est un amphibien de petite taille et d’aspect trapu, mesurant moins de 5 cm. Mâles et femelles sont semblables : le dos est de couleur grisâtre parsemé de petites verrues, les glandes parotoïdes sont peu visibles et l’iris est doré avec une pupille verticale. En milieu terrestre, il affectionne en effet les zones dégagées riches en caches tels que les zones rocheuses et les murets notamment sur des substrats sablonneux ou dolomitiques qui lui permettent de s’enfouir durant ses périodes de léthargie. Sur le territoire du Parc national des Cévennes, le Crapaud accoucheur est assez répandu, de 130 m (Anduze) à 1370 m d’altitude (étang de Barrandon, commune de Saint-Etienne-du-Valdonnez). Sa reproduction s’étale sur une grande période : on peut entendre le chant flûté des mâles (qui peut être confondu avec celui du Hibou petit-duc) dès la fin du mois de février (date la plus précoce le 07/02/2004, commune de Saint-André-de-Majencoules) et jusqu’à la fin de l’été, voire plus tard encore (date la plus tardive le 09/11/2014, commune de Saint-André-de-Majencoules).
Le Crapaud accoucheur est noté principalement sur les Causses et les Vallées Cévenoles, jusqu'au Piémont à la faveur des rivières en fond de vallées. En revanche, il est peu noté dans les gorges du Tarn et aucune donnée ne concerne les gorges de la Jonte. Il se fait beaucoup plus discret dans les zones plus forestières et les secteurs d’altitude : sur les hauteurs du Mont Lozère et du Mont Aigoual, sa présence semble liée à celle de grandes retenues d’eau, autres que les milieux tourbeux : étang de Barrandon, lac des Pises et lac du Devois, mais sur ces massifs sa répartition serait à préciser notamment à plus basse altitude en prospectant les abords des habitations, les mares et les cours d’eau dans des secteurs relativement ouverts. Ce sont les mâles qui portent les œufs, une fois fécondés, enroulés autour de leurs pattes, à l’air libre, dès la fin du mois de mars et jusqu’à la mi-juillet : un mâle porte des œufs le 15/07/2019 au Château du Miral. Ils sont ensuite déposés lors de leurs éclosions dans les points d’eau stagnante (lacs, mares, lavognes, fontaines), mais également dans les cours d’eau, notamment dans les Gardons. Les têtards d’Alyte ont la particularité de devenir très gros (6-7 cm, soit plus gros que les individus adultes !) et de mettre longtemps à se développer (jusqu’à 15 mois). Ils peuvent donc être observés toute l’année et le point d’eau ne doit pas s’assécher pour permettre aux têtards d’atteindre la métamorphose. En 2011, une souche a priori peu virulente du Batrachochytrium dendrobatidis a été découverte sur deux Alytes et un Crapaud calamite vivant sur l'étang de Barrandon : ce champignon pathogène est connu pour avoir occasionné de fortes mortalités d’Alyte dans les lacs pyrénéens au début des années 2000. Aucune mortalité massive n’a en revanche été observée sur le territoire du Parc national des Cévennes après ce premier cas découvert sur l’étang de Barrandon en 2011. Toutefois, une veille sanitaire s’impose à l’avenir sur les populations présentes sur le territoire du Parc national des Cévennes.
Zones humides
