Sanglier
Sus scrofa Linnaeus, 1758
- 797 observations
-
72
communes -
105
observateurs
2
organismes -
Première observation
1979 -
Dernière observation
2026
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Parc National des Cévennes
Participation à 685 Observations
Part d'aide à la prospection : 85.95 %Fiche organisme
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iNaturalist
Participation à 112 Observations
Part d'aide à la prospection : 14.05 %Fiche organisme
Informations espèce
Le Sanglier est un ongulé d'apparence massif et lourd (de l'ordre de 100 à 150 kg pour un mâle et 80 cm de hauteur au garrot, mais seulement 70 à 80 kg pour les femelles ou laies) mais puissant et leste lorsqu'il courre ou nage. Son pelage, de couleur et texture, varie en fonction de l'âge : brun clair rayé de beige chez le marcassin (jusque vers cinq mois), il devient roussâtre chez les immatures de fin de première année avant de foncer et tendre vers le gris-noir chez l'adulte. Les poils de jarre lui donnent souvent un aspect hirsute. La tête, ou hure, est prolongée d'un long museau, le groin, utile au Sanglier pour retourner la terre, laissant derrière lui ces fameux boutis d'où il extrait sa nourriture. Les oreilles sont bien développées, les yeux petits et les vieux individus ont des canines développées qui apparaissent sous forme de défenses (ou grès) de chaque côté de la hure. Son régime alimentaire est de type polyphage, consommant aussi bien des aliments d'origine végétale (bulbes, noisette de terre, racines comestibles, tubercules, fruits... dont les faînes, châtaignes et glands lui fournissent une base énergétique conséquente à l'automne) que d'origine animale (invertébrés surtout, mais aussi des petits vertébrés dont les campagnols et mulots, pour les apports protéiques) sans négliger les charognes.
C’est une espèce très commune et largement distribuée en Europe occidentale. Disparu, ou en tout cas devenu rare dès la fin du XVIIème siècle, il semble absent au XIXème et ce n'est qu'à la fin de ce siècle et au début du XXème que le Sanglier revient conquérir ses anciens territoires du Sud Massif Central, sur le versant Nord du Mont Lozère d'abord puis sur les pentes de l'Aigoual sans doute favorisé par la reforestation et la chute de pressions humaines après les guerres de 1870 et 1914-1918. Bien qu'assez sédentaire, les jeunes individus sont capables d'erratisme qui les pousse à coloniser de nouveaux espaces à condition d'y trouver un couvert végétal et une ressource en eau suffisante. Les habitats forestiers du territoire du Parc national lui conviennent parfaitement, tant par la tranquillité que par les ressources alimentaires, et après avoir profité de la déprise agricole des années post-guerre, l'espèce connaît ces dernières décennies des populations florissantes devenant même problématique pour l'agriculture locale. Sur le territoire du Parc national des Cévennes, le Sanglier est partout présent, des plus basses altitudes gardoises commune de Thoiras (altitude 195 m) jusqu'au sommet du Mont Lozère (1700 m) par où il transite à l'occasion. La succession d'hivers doux, doublée d'une ressource alimentaire abondante, favorise la reproduction de cette espèce à forte prolificité. Si les naissances sont plus nombreuses au printemps, les femelles peuvent mettre bas toute l'année (en moyenne 4 à 6 marcassins). La reproduction est largement conditionnée par les ressources trophiques. Le Sanglier évite les secteurs trop enneigés.