• 198
    observations

  • 44
    communes

  • 49
    observateurs

  • Première observation
    1900

  • Dernière observation
    2020
Argoud Philippe - Barraud Remy - Belier Laurent - Bertrand Nicolas - Boyer Jerome - Bruce Nicolas - Chatellier Andréa - Chenard Michaël - Coenders Sylvie - Costes Geraldine - Cuénin Christophe - David Pierre-antoine - Dayet Laurence - De Kermabon Jean - Deffrennes Benoit - Descamps Régis - Descaves Bruno - Descaves Sandrine - Dissac Yann - Dugueperoux Franck - Fonderflick Jocelyn - Forge Sandrine - Gaillard Bernard - Giral Cedric - Grandadam Jimmy - Hennebaut David - Henry Isabelle - Herault Emilien - Hopkins Frantz - Jamier Myriam - Karczewski Gaël - Lamarche Béatrice - Lefebvre Siméon - Lucas Philippe - Malafosse Isabelle - Malafosse Jean-pierre - Manche Yannick - Marie Julien - Meynet Laurie - Molto Jerome - Picq Hervé - Pinna Jean-louis - Quillard Valerie - Rombaut Cyril - Roumejon Thierry - Roux Pauline - Sulmont Emeric - Tabone Laure - Tisne Jean-michel

Informations sur l'espèce

La Genette est un petit mammifère particulier sur notre territoire à plusieurs titres : en premier lieu, il est l'unique représentant européen de sa famille, les Viverridés, dont les autres espèces se rencontrent en Afrique et en Asie. La présence de la Genette dans le sud-ouest de l'Europe serait due à des introductions volontaires par les Maures lors de la colonisation de l'Espagne : ce peuple avait en effet domestiqué ce petit carnivore pour lutter contre les rongeurs dans les cultures et les habitations . En second lieu, la Genette est particulière par son aspect unique : un corps de chat tacheté comme une panthère, une tête pointue évoquant le Renard, et une très longue queue annelée comme un Raton-laveur... Ce petit carnivore strictement protégé par la loi française est rarement observé, car il est discret et strictement nocturne
Les données de notre base concernent bien quelques observations de nuit dans les phares des voitures, mais principalement des indices de présence. En effet, la Genette utilise des crottiers caractéristiques situés sur des affleurements rocheux : les crottes sont longues et légèrement torsadées, présentant souvent au bout des graminées qui servent de purge. Une description des proies de la Genette sur le territoire du Parc a d'ailleurs été réalisée grâce à la récolte et l'analyse de ces crottiers : elle mange principalement des petits rongeurs (mulots et campagnols) ainsi que des loirs gris,elle predate également des oiseaux de petite à moyenne taille à l'occasion (petits passereaux, Merle noir, grives, Geai des Chênes), et complète ce régime par de gros insectes (scarabées, criquets, sauterelles), parfois des lombrics, rarement une couleuvre, une grenouille ou même une écrevisse, et enfin quelques baies et fruits (cerise, mûres, figues...). Les observations de Genettes sont réparties sur l'ensemble du territoire du Parc national, mais de manière inégale. La plupart des données se concentrent sur le Piémont et les Vallées Cévenoles où le milieu très forestier, les gros châtaigniers à cavités ainsi que les crêtes rocheuses de schiste et les nombreux cours d'eau lui offrent un territoire de choix. La Genette est également bien notée dans les gorges du Tarn pour les mêmes raisons, un milieu idéal mêlant forêts et milieux rocheux, mais n'est pas mentionnée dans les gorges de la Jonte : cela semble plus être lié à un manque de données qu'à une réalité biologique, les crottiers sont donc à rechercher et à noter en priorité dans ce secteur. Sur le Causse Méjéan, une seule donnée concerne un crottier trouvé le 17/03/2018 non loin de la Parade, tandis que sur le Sauveterre, la seule donnée est localisée sur les pentes (Molines le 17/12/2014) et aucune donnée n'a été obtenue jusqu'à présent sur le plateau de ce Causse. L'animal est donc à rechercher activement sur les Causses, mais le manque de forêt et d'eau ainsi que peut être la rudesse du climat semble lui être défavorable sur ces zones. La Genette est aussi bien présente sur les deux massifs de l'Aigoual et du Mont Lozère, avec toutefois aucune donnée sur le contrefort nord de ce dernier où les indices sont également à rechercher. La limite altitudinale haute semble se situer aux alentours des 1100 m sur nos massifs, avec seulement 8 données dépassant cette limite, et avec comme valeur extrême une donnée à 1386 m le 27/04/2017 sur les contreforts Est du Mont Lozère au lieu-dit Serre Fageolle. Sur le Massif de L'Aigoual, un crottier a été trouvé le 24/11/1999 au niveau des sources du Béthuzon à 1339 m d'altitude. Enfin, la Genette est active toute l'année avec des observations même au coeur de l'hiver comme cette observation de nuit sur la route du Plan de Fontmort à Cassagnas, le 11/01/2017 à 790 m d'altitude.
Non renseigné pour le moment
Non renseignée pour le moment
Genetta genetta pyrenaica Bourdelle & Dezilière, 1951

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles