Bolitophagus reticulatus (Linnaeus, 1767)

Classe : Hexapoda Ordre : Coleoptera Famille : Tenebrionidae Sous-Famille : Tenebrioninae Tribu : Bolitophagini Genre : Bolitophagus

  • 70
    observations

  • 18
    communes

  • 15
    observateurs

  • Première observation
    2009

  • Dernière observation
    2020
Argoud Philippe - Costes Geraldine - David Pierre-antoine - Deffrennes Benoit - Descaves Sandrine - Dissac Yann - Garnier Stéphan - Gueniot Pierre - Herault Emilien - Karczewski Gaël - Lnef-onf - Malafosse Jean-pierre - Pnc - Rombaut Cyril - Sulmont Emeric

Informations sur l'espèce

Bolitophagus reticulatus est un petit coléoptère saproxylique de 0,6 à 0,7 cm, entièrement noir mat, aux antennes courtes et presque perlées, dont les élytres présentes des stries longitudinales grossièrement ponctuées. Ce petit Tenebrionidés porte bien son nom : Bolitophagus signifie selon sa racine grecque: “qui mange des champignons”. En effet, il réalise l’intégralité de son cycle biologique à l’intérieur de champignons polypores arboricoles sénescents.
On le rencontre essentiellement à l’intérieur de vieux amadouviers (Fomes fomentarius) en partie décomposés et facilement friables, parfois en grand nombre (30 individus observés en juillet 2018 à Chambonnet), et donc en hêtraie, habitat de prédilection du champignon. Dans un même champignon, œufs, larves et adultes hivernent ensemble et ce même champignon peut être l’hôte de plusieurs générations successives, pendant plusieurs années. L’observation de cette espèce nécessite une recherche active, comme Neomida haemorrhoidalis, ce qui pourrait expliquer le faible nombre de données sur l’ensemble du Parc. Cette espèce mériterait d'être davantage prospectée notamment sur le massif des Vallées cévenoles dans les secteurs de vieilles forêts. La conservation d’une trame suffisamment dense de vieux arbres porteurs de polypores est essentielle pour le maintien de cette espèce qui se disperse sur de faibles distances. A noter aussi que Bolitophagus reticulatus peut facilement être confondu avec son cousin Bolitophagus interruptus qui présente sur les élytres des lignes de creux et de bosses nettement plus marqués et pour lequel on n’a actuellement aucune donnée dans le Parc (ni dans le Massif Central). L’observation de ce dernier, indicateur de très vieilles forêts, et qui préfère les polypores de Lasiochlaena benzoina dans les sapinières, serait une belle découverte !
Non renseigné pour le moment
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Silpha reticulata Linnaeus, 1767

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles