• 222
    observations

  • 41
    communes

  • 66
    observateurs

  • Première observation
    1973

  • Dernière observation
    2020
Ambroise Lucie - Barraud Remy - Barraud Rémy - Baty Stéphane - Bouard Jérôme - Boyer Jerome - Breton François - Bruc Yves - Bruce Nicolas - Callegari Guy - Carp Erik - Ceret Jean-pierre - Christophe Cuenin - Coenders Sylvie - Cuenin Christophe - Dabin Philippe - Dagron Bruno - De Kermabon Jean - Deffrennes Benoit - Demange Guillaume - Descamps Régis - Descaves Bruno - Descaves Sandrine - Destre Rémi - Digier Marion - Dissac Yann - Dugueperoux Franck - Dulau Stéphane - Fabre Jean-marie - Fonderflick Jocelyn - Forestier Thibault - Foubert Dominique - Garnier Stéphan - Geniez Michel - Geniez Philippe - Guillosson Jean-yves - Hennebaut David - Herrera Antoine - Indetermine - Itty Christian - Jamet Laura - Jamier Myriam - Lafaille David - Lamarche Béatrice - Lefebvre Siméon - Lucas Philippe - Malafosse Isabelle - Malafosse Jean-pierre - Marquis Stéphane - Martin Patrice - Meynet Laurie - Métral Vincent - Nappée Christian - Parc National Cévennes - Parchoux Franck - Pianalto Sylvie - Picq Hervé - Pédel Xavier - Redon Maxime - Righetti Bruno - Rombaut Cyril - Sulmont Emeric - Séon Jean - Tayac Joël - Torreilles Gérard - Vernier Rémi

Informations sur l'espèce

Le Lézard ocellé est le plus grand lézard de France avec une longueur pouvant atteindre 60 cm chez le mâle, plus grand et plus trapu que la femelle. Sa robe caractéristique le rend facilement reconnaissable : le dos montre des écailles noires et jaunes formant une splendide mosaïque et les flancs sont ornés d’ocelles bleu-turquoise disposés sur deux ou trois rangées. La couleur de fond est gris brun chez les juvéniles, également ornés de gros ocelles jaunes-blanchâtres, et vert-jaunâtre chez les adultes. Cette couleur de fond chez le Lézard ocellé est moins vive que chez le Lézard à deux raies avec lequel il peut être confondu lors de furtives observations. De plus, le Lézard ocellé ne possède jamais de plage bleue au niveau de la gorge.
C’est une espèce méridionale qui affectionne les milieux secs et bien dégagés avec un fort ensoleillement. Étant également discret et fuyant, la présence de nombreuses caches est nécessaire sur son lieu de vie, c'est pourquoi il affectionne les habitats riches en murets de pierres sèches, les clapas, les ruines mais il peut aussi occuper avec bénéfice les terriers de lapins, creusés dans des terres meubles. L'espèce peut aussi fréquenter des habitats très anthropisés et il est assez fréquemment observé à proximité des habitations et des villages. Cette proximité avec l’habitat humain le rend victime, comme de nombreux autres reptiles, de la prédation du Chat domestique, constatée sur un juvénile et un individu adulte à Blajoux dans les Gorges du Tarn, et du trafic routier, principalement au printemps lorsqu’il effectue des déplacements pour la reproduction. La population du territoire du Parc national se rattache à celle du Languedoc-Roussillon et l’espèce est ainsi bien présente sur le piémont des Cévennes mais sa distribution devient plus sporadique en remontant vers le Nord où elle atteint ses limites septentrionales, sur les causses (Causse de Blandas, Causses Méjean et de Sauveterre) et, à l’Est du Mont Lozère, dans les garrigues ardéchoises de Saint-Paul-Le-Jeune ou de Berrias. Dans les Vallées Cévenoles, le Lézard ocellé évite les zones trop boisées et il fréquente alors les hameaux ainsi que les crêtes rocheuses dénudées. La recolonisation forestière que l’on observe depuis un siècle sur les départements du Gard et de la Lozère est peut-être la cause du morcellement de son aire locale (Cheylan & Grillet 2005 ; Grillet et al. 2006). En effet, sa répartition apparaît par taches correspondant à des habitats idoines sans connexion apparentes entre elles : gorges du Trévezel, gorges de la Jonte et du Tarn, bordure du causse de Sauveterre et, à l’Est du Méjean, les secteurs de Bédouès et Cocurès où subsiste une belle population sur cette partie des contreforts du Mont Lozère. Sur la Mimente, il est connu sur le secteur de la Grand-Ville et du col du Sapet, en versant Sud du Bougès, et sur le Tarnon dans le secteur de Saint-Laurent-de-Trèves. Signalons enfin sa présence sur Florac où un mâle adulte a été trouvé le 02/07/2013 au siège du Parc national. Par contre, il semble absent de certains secteurs favorables sans raison apparente : c’est ainsi qu’il mérite d’être recherché sur les communes limitrophes d’Anduze, de Mialet et de Saint-Martin-de-Boubaux, sur les contreforts de l’Aigoual au-dessus de Valleraugue et peut-être dans la vallée de l’Altier en amont du lac de Villefort et enfin aux alentours du col du Perjuret, entre Bassurels et Fraissinet-de-Fourques, où il a été observé une seule fois en 2018. Le Lézard ocellé était inconnu jusqu’à récemment des plateaux des Causses Méjean et de Sauveterre mais il a été observé proche de l’Aven Armand, le 11/08/2011 à 975 m d’altitude, et à Costeguison, le 13/10/2017, à 965 m d’altitude. Ces deux dernières données font partie des records d’altitude pour cette espèce sur le territoire du Parc. En lien avec le réchauffement climatique, il n’est pas impossible que l’on assiste dans les années à venir à une progression des observations sur les causses de Lozère, ces plateaux offrant de nombreux habitats favorables à cette espèce notamment sur les secteurs recolonisés par le Lapin de garenne. En limite altitudinale, citons également une donnée du 13/06/2001 à 975 m dans la montée du Col de la Lusette sur l’Aigoual, une autre le 21/06/2015 à 880 m juste sous le hameau des Bondons sur le Mont Lozère, et enfin le 07/06/2013 à 965 m sur le versant Sud du col du Sapet sur le Bougès. Comme ailleurs en France, le Lézard ocellé est surtout observé entre mi-mai et juin, période où il s’expose longuement au soleil et où il est très mobile en vue de la reproduction, mais il est actif dès la mi-mars et jusqu’à la fin du mois de septembre, avec comme mentions extrêmes deux observations réalisées les 26 et 27/02/2017 dans un jardin à Blajoux à la faveur d’un redoux, et le 15/10/2017 à Prades.
Non renseigné pour le moment
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Lacerta lepida Daudin, 1802 |

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles