• 276
    observations

  • 44
    communes

  • 82
    observateurs

  • Première observation
    1971

  • Dernière observation
    2020
Accm - Allemand Régis - Alquier Catherine - Baffie Philippe - Barraud Remy - Barraud Rémy - Bertrand Nicolas - Blanc Gilles - Bodard Jean-dominique - Breton François - Callegari Guy - Cayol François - Chenard Michaël - Cheylan Marc - Christophe Cuenin - Coenders Sylvie - Costes Geraldine - Costes Géraldine - Crochet Pierre-andré - Cuenin Christophe - Cuénin Christophe - Dallard Roland - De Kermabon Jean - Debussche Max - Deffrennes Benoit - Descamps Régis - Descaves Bruno - Descaves Sandrine - Destre Rémi - Dilhan Pierre - Dugueperoux Franck - Empain Marc - Fabre Jean-marie - Feltgen Alexandre - Feutry François - Fonderflick Jocelyn - Fonters Michel - Fort Clément - Foubert Dominique - Gaillard Bernard - Geniez Philippe - Gineste Benoit - Guillosson Jean-yves - Guillosson Tristan - Hennebaut David - Herault Emilien - Hopkins Frantz - Jamier Myriam - Karczewski Gaël - Lacroix André - Lebraud Christian - Legendre François - Lucas Philippe - Maccagno Yves - Malafosse Isabelle - Malafosse Jean-pierre - Miss Jean-marie - Molto Jerome - Moreau M. - Parayre Christophe - Parchoux Franck - Pianalto Sylvie - Picq Hervé - Pineau Olivier - Pinna Jean-louis - Pédel Xavier - Quillard Valerie - Redon Maxime - Ricau Bernard - Rombaut Cyril - Rufray Vincent - Rufray Xavier - Salze Marc - Schatz Bertrand - Sulmont Emeric - Séon Jean - Tayac Joël - Thirion Jean-marc - Thiéry Gilles - Torreilles Gérard - Valleix Laurette - Vernier Rémi

Informations sur l'espèce

En France, contrairement aux couleuvres, les vipères possèdent une pupille fendue à la verticale, du moins en pleine lumière. Deux espèces de vipères sont présentes sur le territoire du Parc, la Vipère aspic et la Vipère péliade. La Vipère aspic possède un iris jaune-brun contrairement à la péliade qui possède un iris rouge-orangé. D’autre part, l'aspic possède un museau retroussé vers le haut (arrondi chez la péliade) et deux rangées de petites écailles entre l’œil et les grosses écailles de la lèvre supérieure (contre une seule rangée chez la péliade). Un dernier critère, en général bien visible à l'observation directe, à l'aide de jumelles, réside dans l'écaillure de la tête : l'Aspic possède de nombreuses petites écailles là où la Péliade possède trois grandes écailles bien visibles. La coloration du corps est variable chez les deux espèces mais la Vipère péliade montre toujours un zig-zag sombre très régulier, tandis que le dessin de la Vipère aspic est plutôt constitué d'un agencement de barrettes noires alternant plus ou moins en quinconce mais pouvant aussi se souder en un zig-zag, mais en général moins régulier. La sous-espèce zinnikeri montre un beau zig-zag mais traversé par une longue ligne vertébrale plus ou moins large et sombre. Il est à noter que tout examen doit être effectué à distance raisonnable puisque la Vipère aspic est venimeuse mais elle n'est pas particulièrement agressive lorsqu'elle n'est pas dérangée.
C'est un serpent qui fréquente une gamme d'habitats très variée à condition d’y trouver des abris (pierrier, petit arbuste, roncier...) et un maximum d'ensoleillement. Elle évite les zones trop densément boisées mais elle apprécie particulièrement les lisières forestières, les haies bocagères ou les clapas bordés de buissons sur les plateaux des causses. La Vipère aspic, sans être abondante, est répartie sur l'ensemble du territoire du Parc national depuis les zones méditerranéennes du piémont Cévenol et de l'Ardèche jusqu'aux Vallées Cévenoles, les Gorges du Tarn et de la Jonte, les Causses Méjean et de Sauveterre, la Can de l'Hospitalet, le Mont Aigoual et le Mont Lozère. On remarque une absence de l'espèce sur les parties sommitales du Mont Lozère, malgré la présence d’habitats favorables, pouvant être expliqué par une possible concurrence avec la Vipère péliade et/ou la Coronelle lisse. Sa large répartition sur le territoire se double d'une grande amplitude altitudinale : depuis 280 m à Moissac-Vallée-Française jusqu’à 1550 m au sommet du Mont Aigoual. Des deux sous-espèces, Vipera aspis aspis, qui est présente sur la plus grande partie du pays, est aussi la plus répandue dans toutes les Cévennes, sur le Mont Lozère et le massif de l'Aigoual tandis que Vipera aspis zinnikeri, présente dans les Pyrénées, en Aquitaine et dans la partie Sud-Ouest du Massif Central, est localisée au Causse Méjean. Il est particulièrement intéressant de photographier les individus, notamment ceux trouvés écrasés sur la route, afin de préciser la sous-espèce lorsque cela est possible. Une troisième forme pourrait également être présente en limite méridionale du Parc : il s’agit de la Vipère aspic des garrigues qui est généralement plus grande (plus de 70 cm de longueur) et invariablement de couleur gris-bleuté. Cette forme, présente sur les départements de l’Hérault, du Gard et du Vaucluse est à rechercher dans les Basses Cévennes, en particulier sur les secteurs de Sumène et Monoblet. Bien que la Vipère aspic entre en léthargie durant les mois les plus froids, sa période d'activité s'étale sur une large partie de l'année puisqu'on peut la surprendre prenant un rayon de soleil même par une froide journée d’hiver. Ainsi, elle est observée régulièrement entre le début du mois de mars et la première décade de novembre, avec comme valeur extrême un individu écrasé sur la route le 02/02/2018 au village du Pont-de-Montvert et un individu observé le 17/12/2002 à Saint-Privat-de-Vallongue.
Non renseigné pour le moment
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Aspera aspic | Coluber aspis Linnaeus, 1758 | Vipera (Echidna) aspis Merrem, 1820

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles