- 388 observations
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47
communes -
66
observateurs
2
organismes -
Première observation
1973 -
Dernière observation
2026
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Parc National des Cévennes
Participation à 376 Observations
Part d'aide à la prospection : 96.91 %Fiche organisme
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iNaturalist
Participation à 12 Observations
Part d'aide à la prospection : 3.09 %Fiche organisme
Informations espèce
Le Bruant fou est un passereau, et comme tous les bruants il a une longue queue. Il a le croupion roux. Son dos est recouvert de marron rayé de brun. Sa tête caractéristique est de couleur gris-clair sur laquelle se dessinent un bandeau noir au niveau des yeux, une bande noire sur le pourtour des joues et sur le dessus du crâne.Sa poitrine est grise.
Le Bruant fou est une espèce thermophile des montagnes de l’Europe du Sud, sous influence méditerranéenne, du Moyen-Orient et est présente, à l’est, jusqu’à l’Altaï et les contreforts de l’Himalaya. En France, le Bruant fou niche dans les massifs montagneux : Pyrénées, Massif-Central, Alpes, Jura et Vosges et les populations d’altitude transhument vers les piémonts des massifs en hiver. Il en est de même sur le territoire du PNC où l’espèce est notée toute l’année et un peu partout mais avec un net déplacement de la population locale entre l’été et l’hiver. En reproduction, cette espèce est inféodée à un habitat de type lande arbustive avec un piqueté arboré épars, toujours bien exposé, le plus souvent en adret. Les pentes escarpées, les vallons et gorges encaissés ou bien encore les terrasses de cultures, abandonnées ou cultivées, sont autant d’habitats appréciés surtout s’ils sont ouverts aux influences méditerranéennes. La population locale, somme toute peu abondante et disséminée, montre une désertion des sites d’altitude en automne et hiver avec une arrivée d’oiseaux dans les vallées (Tarnon, Tarn, Jonte Trévezel…) et sur le Piémont Cévenol dans le courant des mois d’octobre et novembre qui peut être remarquable : un maximum de 30 individus ensemble est noté le 09 octobre 1981 près d’Aumessas à 470 m d’altitude. Une troupe d’une dizaine d’oiseaux le 05 octobre 2013 sur les pentes méridionales de l’Aigoual (Val-d’Aigoual) et une autre dizaine est signalée le 05 novembre 2017 près de 200 Mandagout à 504 m d’altitude. La remontée prénuptiale est plus discrète mais constatée avec des petites troupes printanières dans des biotopes inhabituels. Cependant, à l’occasion de périodes hivernales relativement clémentes, et sans neige, des petites troupes peuvent continuer de séjourner dans les hauteurs comme cette dizaine d’individus le 06 janvier 2017 à Saint-Julien-du-Tournel dans la haute vallée du Lot à 942 m d’altitude. Encore sur leur place d’hivernage, dès la fin février, de rares chanteurs peuvent se manifester mais c’est surtout à partir de la mi-mars et jusqu’en avril que les mâles chanteurs et les couples regagnent leurs territoires de nidification et se cantonnent : une construction de nid précoce est signalée le 29 avril 2008 près de Sumène à 495 m d’altitude. Quatorze occurrences rapportent des adultes avec becquées entre les 29 mai et 28 août : 1 en mai, 9 en juin, 3 en juillet et 1 en août. Des juvéniles hors du nid mais encore nourris par les adultes sont notés un 20 mai, un 25 juin et un 30 août et plusieurs observations de juvéniles volants, apparemment émancipés, à compter du 03 juillet. Notons que les mâles continuent d’affirmer leur présence par le chant jusqu’aux premiers jours d’août. Et précisons que l’altitude moyenne des cent-trente données mentionnant des indices de reproduction (chanteur cantonné, becquées, juvéniles juste envolés) est de 852 m dans la fourchette qui va de 456 m, dans les gorges du Tarn à La Malène, à 1525 m sur les pentes de l’Aigoual (commune de Bassurels) ; deux-tiers des données se situent entre 630 m et 1070 m. En fin de saison de reproduction, l’espèce est discrète mais quelques familles sont notées ici et là en août et septembre.
