• 188
    observations

  • 8
    communes

  • 41
    observateurs

  • Première observation
    2000

  • Dernière observation
    2020
Ambroise Lucie - Ausset Alain - Barraud Remy - Boyer Jerome - Bruce Nicolas - Buchert Julien - Chenard Michaël - Constant Guillaume - Costes Geraldine - David Pierre-antoine - Deffrennes Benoit - Descamps Régis - Descaves Bruno - Descaves Sandrine - Dissac Yann - Dugueperoux Franck - Fabre Jean-marie - Feldmann Philippe - Fonderflick Jocelyn - Fort Clément - Herrera Antoine - Jamier Myriam - Karczewski Gaël - Lamarche Béatrice - Lucas Philippe - Malafosse Isabelle - Malafosse Jean-pierre - Marie Julien - Meynet Laurie - Molto Jerome - Outrebon Juliette - Picq Hervé - Pinna Jean-louis - Prohin Olivier - Quillard Valerie - Ricau Bernard - Rombaut Cyril - Roumejon Thierry - Sagnard Emmanuelle - Tisne Jean-michel - Toutain Yann

Informations sur l'espèce

Ce qui éblouit l’observateur au premier abord, c’est la faculté de ce grand rapace à évoluer dans l’espace avec une grande souplesse, puissance et élégance (pour un oiseau de cette taille). Son envergure de 2 m70, avec de longues ailes étroites et pointues, une queue longue et cunéiforme le caractérise. Le plumage, pour l’adulte, est sur le dessus gris plomb avec des traits fins blanchâtres, ce qui contraste nettement avec cette couleur orangée- ocre sur toute la poitrine, la tête et les pattes. Cet oiseau a une double barbiche, qui pointe sous un bec fort et crochu. De même il possède une collerette épaisse grossissant sa nuque et ses yeux de couleur paille sont cerclés de rouge, ce qui lui donne un aspect inquiétant. Les jeunes sont de couleur sombre finement striés de clair et ont une queue cunéiforme plus courte et des ailes plus larges.
Dans la zone coeur du Parc national de Cévennes et celui du Parc régional des Grands Causses ( Aveyron ) un programme de réintroduction en partenariat avec la LPO des Grands Causses et le Parc national des Cévennes, vise à renforcer la population Française du Gypaète barbu. De jeunes oiseaux sont relâchés dans le but d’établir un noyau de population dans le Massif central, qui de par leurs déplacements, forment des échanges entre les populations Alpines et celles des Pyrénées. Les Grands Causses rassemblent les atouts nécessaires: l’habitat, les ressources alimentaires, un vaste territoire pour ces grands planeurs et des sites de nidification. Ces oiseaux sont tous munis de bagues, de peinture sur les ailes et sont suivis par balise GPS. Deux sites sont utilisés pour cette réintroduction, l’un sur la corniche du Causse Méjean à Meyrueis, où le premier lâcher à vu le jour le 13 juin 2012, deux oiseaux Basalte et Cardabelle sont relâchés , le second l’année suivante sur la commune de Nant dans les Gorges du Trévézel ( en Aveyron ) où deux autres oiseaux Dourbie et Layrou sont relâchés le 6 juin 2013, en juillet 2013 Dourbie est retrouvé mort suite à une collision avec une ligne électrique. Simultanément sur ces deux sites, des nouveaux lâchers ont lieu: en Lozère le 20 juin 2014, Jacinthe et Adonis puis en Aveyron le 18 mai 2015 Cazals et Larzac. Un de ces deux oiseaux, Larzac est retrouvé mort en Allemagne sous une ligne électrique ( le 25/07/2016 ), l’autre individu Cazals a fait l’objet de plusieurs sauvetages successifs et sera placé finalement dans le réseau international d’élevage en captivité des Gypaètes barbus. En Lozère Cayla et Aigoual ont été lâchés le 24 mai 2016. Suite à une morsure de vipère Aigoual meurt avant son envol en juin 2016. Cayla quand à elle n’a plus été observée depuis le 28 juillet 2016, date de la dernière localisation de sa balise. La cause de sa disparition reste à ce jour inconnue. En Aveyron quatre jeunes Gypaètes Durzon , Viaduc, Calandreto, Arcana ont été lâchés en 2017. Deux cas de mortalité sont émis en 2018, Durzon est retrouvé mort empoisonné au carbofuran et Viaduc est décédé suite à une déficience rénale. Un renforcement supplémentaire de trois oiseaux, Europe, Lauza et Monna, a lieu sur la corniche du Causse Méjean ( le 06/05/2019) puis deux autres, Buisson et Cévennes ( le 03/06/2019 ). Deux pertes ont lieu rapidement, Buisson meurt à Meyrueis début juillet en percutant une ligne électrique et Monna suite à une chute consécutive à un malaise. Le Gypaète barbu est un rapace unique en son genre, c’est un charognard spécialisé dans la récupération des os sur les carcasses d’animaux trouvés au gré de ses recherches. Grâce à son jabot très spacieux il peut avaler des os de grande taille, qui sous l’action corrosive de ses sucs gastriques, finiront par fondre dans son estomac. La menace qui pèse sur ces grands rapaces est l’électrocution due aux collisions avec les lignes électriques et l’espoir est de voir un jour sur ces Grands Causses la première nidification de l’espèce.
Non renseigné pour le moment
Non renseignée pour le moment
Vultur barbatus Linnaeus, 1758

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles