• 5
    observations

  • 3
    communes

  • 5
    observateurs

  • Première observation
    2005

  • Dernière observation
    2021
Descaves Bruno - Fonderflick Jocelyn - Herault Emilien - Malafosse Jean-pierre - Pinna Jean-louis

Informations sur l'espèce

Les chauves-souris du genre Plecotus (deux espèces dans le Parc national des Cévennes et trois en France) se reconnaissent du premier coup d’oeil par la taille démesurée de leurs oreilles, aussi longues que le corps, d’où leur nom vernaculaire d’oreillard. Cependant, la différenciation des espèces est quant à elle beaucoup moins aisée. La couleur brun-roux du pelage dorsal et l’absence d’un masque sombre autour des yeux ne sont pas des critères suffisants pour distinguer l’Oreillard roux (34-43 mm ; Poids : 6-14 g) de son cousin l’Oreillard gris avec certitude. L’Oreillard roux a un vol très agile et, très inféodé à l'habitat forestier, il apprécie particulièrement les forêts stratifiées, avec un sous-étage encombré, dans lesquelles il va glaner les insectes posés sur le feuillage.
Avec seulement sept données en dessous de 750 m d’altitude, l'Oreillard roux semble occuper des secteurs plus hauts en altitude que l’Oreillard gris. L'espèce est d'ailleurs absente des contrées méditerranéennes et du piémont cévenol mais bien présente sur les hautes pentes méridionales de l'Aigoual où une femelle allaitante a même été capturée en 2014, prouvant ainsi sa reproduction dans ce secteur. Les indices de reproduction, au regard de l'état physiologique d'individus capturés, concernent surtout des communes plus septentrionales. Le moindre nombre de contacts, moitié moins que ceux de l'Oreillard gris, est peut-être la conséquence d'une sous-prospection mais sans doute aussi, pour cette chauve-souris forestière, de ses exigences écologiques plus strictes quant aux habitats frais et ombragés fréquentés qui la rendent plus difficilement détectable. Les oreillards ont cette aptitude à pouvoir voler verticalement ou faire du surplace pour explorer les frondaisons des feuillus principalement. Cette espèce émet, comme les Rhinolophes, ses cris ultrasoniques surtout par le nez et la plupart des signaux ne portent qu'à très faible distance. C'est pourquoi au-delà de quelques mètres, les oreillards deviennent inaudibles et leur présence difficile à déceler au détecteur d'ultrasons. La découverte de restes de repas, notamment des ailes de papillons diurnes en nombre dans un grenier ou une cavité constitue un bon indice de présence pour le genre.
Non renseigné pour le moment
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Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles