- 170 observations
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14
communes -
38
observateurs
2
organismes -
Première observation
1975 -
Dernière observation
2025
Florac Trois Rivières - Fraissinet-de-Fourques - Gatuzières - Gorges du Tarn Causses - Hures-la-Parade - Ispagnac - Les Bondons - Mas-Saint-Chély - Meyrueis - Pont de Montvert - Sud Mont Lozère - Saint-Étienne-du-Valdonnez - Saint-Pierre-des-Tripiers - Saint-Privat-de-Vallongue - Vebron
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Parc National des Cévennes
Participation à 154 Observations
Part d'aide à la prospection : 90.59 %Fiche organisme
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iNaturalist
Participation à 16 Observations
Part d'aide à la prospection : 9.41 %Fiche organisme
Informations espèce
Le Moineau soulcie est d’un aspect robuste, son corps est élancé, son plumage possède des motifs bariolés, sa tête est large et son bec est court, fort et épais. Sur sa gorge est dessinée une petite tache jaune pas toujours facile à voir. Les deux sexes sont semblables et c’est aussi le plus grand des Moineaux.
Le Moineau soulcie est répandu dans les habitats ouverts des secteurs plutôt montagneux du Maghreb, de l’Europe méditerranéenne et en Asie centrale jusqu’en Mongolie. En France, il est considéré comme sédentaire dans les régions de plaines en Occitanie ou dans le nord de la Grande Aquitaine mais transhumant dans les secteurs montagneux. Sur le territoire du PNC, le Moineau soulcie est bien présent sur tous les causses et sur le piémont des Cévennes. Soulignons que 98 % des données sont à plus de 800 m d’altitude et l’espèce dépasse à peine les 1200 m sur le Causse Méjean. Sur ce causse, la nidification la plus élevée est rapportée à Fretma (commune de Vébron) à 1140 m. Le Moineau soulcie évite tous les massifs montagneux, frais et boisés, du Mont Lozère, du Bougès et de l’Aigoual. Bien que présent toute l’année, noté en été comme en hiver sur la plupart de ses sites de nidification, surtout les sites anthropiques de basse altitude, la répartition des contacts avec l’espèce montre quand même une nette désertion hivernale des sites d’altitude. Une transhumance, voire une migration vers le sud, affecte la population « montagnarde » et le retour sur les causses, notamment, a lieu en mars-avril, les premiers sites coloniaux sont réoccupés au plus tôt le 03 avril, en 1981 à Drigas sur le Causse Méjean. D’une manière générale, sur l’ensemble du territoire du PNC, le pic de présence de l’espèce est remarquable de mai à juillet (cf. tableau ci-dessous). L’espèce, volontiers grégaire, peut s’installer en colonie lâche ou par couples isolés. Sous réserve de cavités disponibles, en général trouvées dans les hameaux et villages (arbres creux, trous dans les murs, espaces sous les lauzes des toitures), plusieurs couples peuvent cohabiter ; c’est le cas sur le hameau de Nivoliers sur le Causse Méjean mais des couples isolés peuvent se rencontrer, de loin en loin, sur certains clapas, chaos rocheux, sur ce même causse. Les mâles chanteurs, sur les sites de présence hivernale, se cantonnent dès le mois de mars, à compter du 10 mars pour la date la plus précoce. Mais l’activité prénuptiale, formation des couples et territorialité, se déroule durant tout le mois d’avril et jusqu’à mi-mai. Dans le même temps, certaines pontes sont déjà déposées puisque les premiers nids occupés sont décelés, grâce aux nourrissages, entre le 08 mai et le 15 août avec 12 occurrences en mai, 24 en juin, 8 en juillet et 1 en août. Des poussins encore nourris hors du nid sont notés entre le 18 juin et le 21 juillet et des jeunes totalement émancipés à partir du 25 juillet. En août, des rassemblements familiaux conséquents peuvent déjà être observés : une centaine le 24 août 2012 en dortoir au Fraïsse sur le Causse Méjean (commune de Mas-Saint-Chély). Ces troupes circulent ensuite à la recherche de nourriture durant tout l’automne mais se raréfient avec des mouvements migratoires ou prémigratoires perceptibles : 20 individus ensemble, en vol vers le sud-ouest, le 30 août, en 2014 sur la plaine de Chanet (Causse Méjean), ou 60 le 24 octobre, en 2005 sur la même plaine caussenarde. Les plus gros effectifs sont signalés entre mi-août et novembre, avec un dernier rassemblement d’importance comptant encore 193 individus (effectif maximum signalé) le 07 novembre 2019 sur une friche de la plaine de Montignac sur le Causse Méjean (commune de la Malène). Quelques petites bandes sont encore observées en hiver, même par des températures négatives extrêmes : 8 individus le 11 février 2010 au Choizal (commune de Balsièges) sur le Causse de Sauveterre par -8°C en journée mais les coups de neige font immanquablement fuir les oiseaux.
