- 23 observations
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12
communes -
11
observateurs
1
organisme -
Première observation
1976 -
Dernière observation
2021
Aumessas - Barre-des-Cévennes - Cans et Cévennes - Cassagnas - Dourbies - Florac Trois Rivières - Gatuzières - Génolhac - Gorges du Tarn Causses - Saint-André-Capcèze - Sainte-Croix-Vallée-Française - Saint-Étienne-du-Valdonnez
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Parc National des Cévennes
Participation à 23 Observations
Part d'aide à la prospection : 100.00 %Fiche organisme
Informations espèce
La Locustelle tachetée est une estivante nicheuse en Eurasie tempérée et nordique, moins inféodée à l’habitat palustre que la Locustelle luscinioïde. Hivernant en Afrique subsaharienne, pour les populations d’Europe occidentale, c’est une migratrice peu commune qui se manifeste cependant volontiers par son chant lors de ses haltes migratoires. C’est ainsi que sur le territoire du PNC, sa présence est surtout décelée entre la dernière décade d’avril et la première quinzaine de mai. Le 19 avril 1989, avec un chanteur sur les pentes de l’Aigoual, constitue la date la plus précoce. La date tardive d’un 146 autre chanteur dans un environnement ne correspondant pas à son habitat de nidification, le 26 mai 1975 à Corbes (Piémont Cévenol), concerne sans aucun doute un oiseau de passage. Mais si ces chants, sans suite, sont le fait de migrateurs, quelques données plus tardives, en juin et juillet laissent supposer une reproduction locale. En effet, cette espèce s’accommode dans le Massif Central, et notamment plus au nord en Lozère, de landes à Genêt purgatif pour nicher. Dans ce type d’habitat, en général bien exposé en adret, les couples reproducteurs, distribués de manière très sporadique, sont discrets et, hormis le chant, passent facilement inaperçus. Sur le territoire du Parc, quelques localités offrant des habitats favorables où cette espèce fut notée au chant, en période de nidification, mériteraient d’être assidûment prospectées afin de révéler et prouver une reproduction locale : il s’agit des pentes méridionales du Mont Lozère, à 1272 m, sous le col de Finiels (commune du Pont-de-Montvert) où quatre mâles chantent simultanément le 18 juin 2007, du secteur de Gatuzières dans la haute vallée de la Jonte où l’espèce est observée le 02 juillet 2008, et des pentes de l’Aigoual, secteurs d’Aire-de-Côte à 946 m (commune de Saint-André-de-Valborgne) et de Saint-Martial à 980 m, où deux autres observations plus anciennes, datées du 25 juin 1988, signalent la présence de mâles chanteurs. Le passage postnuptial est attesté par quelques observations avec une dernière date de présence notée au 21 août, en 2015 sur le Causse de Sauveterre. L’espèce est ensuite totalement absente en hiver.
