- 1 041 observations
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19
communes -
73
observateurs
2
organismes -
Première observation
1975 -
Dernière observation
2026
Alzon - Bédouès-Cocurès - Blandas - Cans et Cévennes - Florac Trois Rivières - Fraissinet-de-Fourques - Gatuzières - Gorges du Tarn Causses - Hures-la-Parade - Ispagnac - Lanuéjols - Mas-Saint-Chély - Meyrueis - Mont Lozère et Goulet - Saint-Bauzile - Saint-Étienne-du-Valdonnez - Saint-Laurent-le-Minier - Vebron - Vialas
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Parc National des Cévennes
Participation à 1035 Observations
Part d'aide à la prospection : 99.42 %Fiche organisme
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iNaturalist
Participation à 6 Observations
Part d'aide à la prospection : 0.58 %Fiche organisme
Informations espèce
La Chouette chevêche est un petit rapace nocturne des milieux ouverts puisque son régime alimentaire est constitué de micromammifères mais surtout d’insectes. Mesurant une cinquantaine de centimètres d’envergure et un poids d’environ 150g elle est reconnaissable à sa tête arrondie et ses yeux jaunes d’or.
La Chevêche est un petit rapace nocturne mais certainement le plus diurne de sa famille. Sédentaire dans toute l’Eurasie tempérée et en Afrique du Nord, elle est bien présente en France mais cette espèce a connu une forte régression ces dernières décennies dans certaines régions, notamment en Lozère et dans le Gard, et tout particulièrement sur le territoire du PNC. Commune, voire abondante, sur les causses dans les années 1970 et 1980 (Juillard et al. 1992), la population caussenarde de Chevêche a fortement diminué ces vingt dernières années. Il en est de même dans les gorges périphériques où les paysages ouverts à semi-ouverts qu’elle affectionne ont tendance à disparaître devant l’embroussaillement dû à l’abandon des petites parcelles maraîchères. De plus, comme l’Effraie, la Chevêche est sensible aux hivers longs et enneigés et les conditions climatiques qui règnent globalement sur le Parc sont sans doute un frein à sa dispersion vers les habitats d’altitude. Il est possible que la régression observée au début des années 2000 soit de nature cyclique mais on est en droit de penser que les bouleversements paysagers dus aux techniques modernes d’agriculture en sont aussi la cause. L’élevage ovin extensif du passé favorisait le développement d’une pelouse steppique riche et par conséquent une entomofaune variée et les clapas, tas de pierres caussenards amoncelés ici et là après épierrage des parcelles, lui offraient des gîtes nombreux pour sa reproduction. Lovaty (1990 b) estime une densité maximale de 2,2 couples sur 100 ha d’habitats favorables (pelouses steppiques avec pierriers et clapas) à partir d’une étude sur les peuplements d’oiseaux sur le Causse de Sauveterre. Juillard et al. (1992), pour la décennie 1980, avancent le chiffre de 44 nids sur le Causse Méjean, ce qui 99 représenterait globalement 1,3 couples pour 100 ha, dont 52,2% situés dans des clapas « naturels » et 4 ,5% dans des murettes de pierres sèches. L’agrandissement des parcelles par râclage des clapas et des vieilles murettes de pierres, l’embroussaillement des anciens vergers et potagers ainsi que les traitements herbicides utilisés aujourd’hui pour favoriser la productivité de monocultures herbagères ont raison de cette biodiversité et les prédateurs et super-prédateurs en bout de chaînes trophiques ont tendance à disparaître les premiers. La Chevêche d’Athéna semble en avoir payé un lourd tribut ces dernières décennies à la charnière des deux siècles. Malgré tout, l’espèce se maintient dans le territoire du PNC et paraît même en légère progression ces toutes dernières années. La plus haute altitude atteinte, 1164 m, se situe sur le chaos de Nîmes-le-Vieux sur la partie sud-orientale du Causse Méjean (commune de Vébron) où sa présence est contrôlée au printemps 2021.
Pelouses&Prairies
