- 199 observations
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38
communes -
52
observateurs
2
organismes -
Première observation
1974 -
Dernière observation
2025
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Parc National des Cévennes
Participation à 197 Observations
Part d'aide à la prospection : 98.99 %Fiche organisme
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iNaturalist
Participation à 2 Observations
Part d'aide à la prospection : 1.01 %Fiche organisme
Informations espèce
Le Hibou grand duc comme son nom l’indique est le plus grand rapace nocturne en Europe. Il se distingue aisément de tous par sa très grande taille, son corps massif, ses gros yeux orangés posés sur une imposante tête ornée de longues aigrettes. Son plumage est sur le dessus brun foncé tacheté de sombre, le dessous plutôt rouille arborant de longues et nombreuses barres sombres. Comme pour beaucoup de rapaces la femelle est plus grande et plus lourde que le mâle .
Le Grand-duc est une espèce à large distribution sur tout le continent eurasiatique jusqu’à l’océan Pacifique. Il est considéré comme très sédentaire et occupe, en France, principalement les régions montagneuses ou accidentées du nord du pays. Dans la région, et sur le territoire du PNC, c’est un rapace nocturne très présent mais discret. A l’exception de ses émissions vocales qui permettent de le repérer, cet oiseau strictement nocturne passe facilement inaperçu. Inféodé aux falaises et parois rocheuses dans lesquelles la femelle installe son aire de ponte, ce grand rapace s’en va chasser la nuit sur des espaces ouverts. C’est ainsi qu’il occupe les secteurs de gorges en périphérie des causses et les falaises du Piémont Cévenol mais semble éviter le cœur du massif cévenol trop boisé. Principalement contacté au chant du mâle ou lors des échanges entre membres du couple, les manifestations vocales sont notées tous les mois de l’année mais avec une intensité plus grande de décembre à mars. Des accouplements sont notés en janvier, février et mars et les premiers poussins au nid sont signalés dès le 29 avril, en 2000 (gorges du Tarn) et des jeunes encore à proximité de l’aire jusqu’au 28 juillet, en 2007 près d’Anduze. Les 14 données de reproduction sont datées d’avril (1), mai (6), juin (3) et juillet (4). Quelques cas de nidification suivie ont donné 2 nichées d’au moins 1 poussin, 2 nichées d’au moins 2 poussins et 1 nichée de 3 poussins. Plusieurs analyses de pelotes de régurgitation récoltées dans des aires du PNC ont mises en évidence la diversité des proies de ce grand rapace nocturne mais, sûrement comme il a été démontré aussi dans d’autres régions, l’évolution des proies au cours des temps passés : le Lapin de garenne Oryctolagus cunniculus fut sans doute la proie privilégiée jusqu’à sa régression par suite de l’introduction volontaire et généralisée du virus de la myxomatose au début des années 1950. Le Grand- duc a pu ensuite trouver sa pitance dans les nombreux dépôts d’ordures à ciel ouvert, à proximité de chaque village et chaque ville, où abondaient le Rat surmulot (Rattus norvegicus). Mais depuis la fermeture progressive des décharges communales, à la fin du XX ème siècle, le Grand-duc a dû adopter un régime plus éclectique. Comme les grands rapaces diurnes, le Grand-duc paye lui aussi un lourd tribut aux lignes électriques même si le réseau local est assez dilué : une femelle est électrocutée le 29 mars 1978 à Meyrueis et une autre le 09 décembre 2022 à Ispagnac.
Milieux rocheux
