• 20
    observations

  • 5
    communes

  • 14
    observateurs

  • Première observation
    1980

  • Dernière observation
    2020
Anglio Grégory - Bons Jacques - Bruc Yves - Christophe Cuenin - Cuenin Christophe - Descaves Bruno - Fonderflick Jocelyn - Fonters Michel - Geniez Philippe - Jamier Myriam - Legendre François - Lucas Philippe - Malafosse Jean-pierre - Parc National Cévennes

Informations sur l'espèce

On distingue facilement les vipères des couleuvres par un examen rapide des yeux : les premières possèdent une pupille verticale comme celle des chats tandis que les secondes possèdent une pupille ronde comme la notre. Reste ensuite à différencier les deux espèces de vipères présentes sur le territoire du Parc : là encore c'est facile puisque la Vipère péliade possède un iris rouge-orangé contrairement à l'aspic qui possède un iris jaune-brun. Pour aller plus loin dans la détermination, la péliade possède un museau arrondi (retroussé chez l'aspic), et une seule rangée de petites écailles entre l'oeil et les grosses écailles formant les lèvres (contre deux chez l'aspic). Enfin le corps présente un motif en zigzag sur la raie dorsale qui contraste avec un fond grisé chez les mâles et brun-roux chez les femelles.
Tout examen doit être effectué à distance raisonnable puisque la Vipère péliade est venimeuse, bien que pas particulièrement agressive : la mise à mort par coup de bâton (qui tue bien souvent indifféremment vipères et couleuvres) n'est absolument pas nécessaire. La Vipère péliade est en effet rarement observée sur le territoire du Parc puisqu'elle est uniquement connue sur le Mont- Lozère où elle a seulement été notée une trentaine de fois, entre 1180 m d'altitude au plus bas sur la face nord dans le vallon de Serviès jusqu'au pic Cassini à 1680 m d'altitude. C'est un serpent du froid qui fréquente le Mont- Lozère, et plus particulièrement ses milieux les plus frais: clairières forestières de la face nord, landes et éboulis d'altitude sur les crêtes, ainsi que les tourbières et leur micro climat. C'est une espèce particulièrement menacée par le réchauffement climatique et plus particulièrement la population du Massif Central, isolée en altitude, qui est la plus méridionale de toute l'Europe de l'ouest : au sein de cette population, les tourbières du Mont- Lozère pourraient compter parmi les dernières zones de présence de l'espèce dans un avenir proche. On comprend donc bien pourquoi à la fois la Vipère Péliade tout comme son habitat privilégié, les tourbières d'altitude, représentent un enjeu fort pour le Parc national.
Non renseigné pour le moment
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Coluber berus Linnaeus, 1758 | Pelias dorsalis Gray, 1842 | Vipera berus bosniensis Boettger, 1889 | Vipera communis Leach, 1817 | Vipera torva Lenz, 1832 | Vipera trigonocephala Daudin, 1803

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles