Campagnol des neiges
Chionomys nivalis (Martins, 1842)
- 13 observations
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7
communes -
9
observateurs
1
organisme -
Première observation
2014 -
Dernière observation
2023
Cans et Cévennes - Cassagnas - Mont Lozère et Goulet - Pont de Montvert - Sud Mont Lozère - Saint-Jean-du-Gard - Saint-Pierre-des-Tripiers - Vebron
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Parc National des Cévennes
Participation à 13 Observations
Part d'aide à la prospection : 100.00 %Fiche organisme
Informations espèce
Le Campagnol des neiges est un campagnol de taille moyenne avec une corpulence très semblable au Campagnol agreste mais avec des oreilles plus longues et une queue aussi nettement plus longue avec un pinceau de poils à son extrémité (il peut d’ailleurs, dans certaines attitudes, évoquer un Mulot). Sa coloration dorsale tire davantage sur le brun clair ou gris ; il est nettement grisâtre sous le ventre. Actif de jour comme de nuit, et toute l'année, le Campagnol des neiges colonise préférentiellement les habitats secs et pierreux, supportant un couvert végétal buissonnant ou arboré à condition qu’il ne soit pas trop dense. Il creuse peu de galeries, toujours très superficielles, et se constitue fréquemment des nids d'herbes sèches où il stocke de la nourriture.
On découvre facilement ces nids sous de grosses pierres à proximité de murets, de tas de cailloux ou de clapas sur les Causses. C’est un campagnol qui, comme son nom l’indique, monte haut en altitude, dans les Alpes ou les Pyrénées, mais qui, dans notre région, peut aussi se rencontrer à basse altitude s’il trouve son habitat idoine et qu’il n’est pas soumis à une concurrence avec d’autres campagnols. Ainsi, sur le territoire du Parc national des Cévennes, avec seulement 10 données engrangées de 2014 à 2017, il a été contacté de 520 m dans les gorges de la Jonte jusqu’au somment de Finiels à près de 1700 m sur le Mont Lozère. D’autres sources (Destre et al. 2000, ALEPE 2020, Françoise Poitevin in litt.) montrent que cette espèce est communément présente dans les gorges du Tarn et de la Jonte où elle colonise vraisemblablement les éboulis et pierriers au pied des falaises mais aussi sur les plateaux des Causses où elle fréquente les murets, les ruines et la proximité des habitations.