• 4
    observations

  • 4
    communes

  • 4
    observateurs

  • Première observation
    2020

  • Dernière observation
    2021
Fonderflick Jocelyn - Lamarche Béatrice - Rombaut Cyril - Zimmerman Samuel

Informations sur l'espèce

Avec son poids moyen d’à peine 2 g, la Pachyure étrusque est notre plus petite musaraigne.C’est une musaraigne à « dents blanches » qui se caractérise par de grandes oreilles, un pelage gris-brun sur le dessus et gris pâle dessous et une queue courte et épaisse (d’où son nom de Pachyure). Elle est inféodée aux friches et pelouses méditerranéennes où elle affectionne les murets de pierres sèches des cultures en terrasse et les tas de cailloux. Son habitat peut être piqueté de buissons ou d’arbres épars mais une bonne exposition, en versant méridional, garantit sa présence. Comme ses consœurs du groupe des musaraignes, elle peut s’engourdir et tomber en léthargie lorsqu’il fait froid et que la nourriture (des invertébrés essentiellement) se raréfie.
La base de données du Parc national comporte quelques rares observations de cette espèce alors que plusieurs mentions par des naturalistes locaux existent (Destre 1995), comme à Blajoux dans les Gorges du Tarn, à Vébron dans les gorges du Tarnon et aussi sur le versant Sud du Mont Lozère où elle atteint à la fois ses limites septentrionales et altitudinale. Une donnée ancienne de 1991 est rapportée d'un lot de pelotes d'Effraie de la ferme de Troubat à 1100 m (commune de Saint-Maurice-de-Ventalon) (Libois in Destre 1995). Trois observations toutes récentes, l’une à Mandagout le 16/04/2020, la seconde à Saint-Privat-de-Vallongue le 09/06/2020 et la dernière à Barre-des-Cévennes le 18/07/2020, vers 920 m d'altitude, confirment sa présence proche de la zone « coeur » du Parc. La Pachyure étrusque est hautement vraisemblable dans tous les habitats xériques bien exposés du territoire du Parc national des Cévennes et une recherche ciblée sur les pentes du Mont Lozère, dans les gorges de la Jonte, la vallée de la Mimente et toutes les vallées, plus au Sud, des gardons cévenols sur le piémont gardois, révèlerait très probablement une présence sans doute plus commune. Notons toutefois que malgré 958 nuits-pièges sur 14 sites du Causse Mejean, Scher & Dorgere (2005) n'en ont capturé aucune sur ce plateau. Côté ardéchois, cette espèce remonte dans la vallée du Rhône et sa présence est avérée dans le Bois de Païolive (Noblet & Brunet-Lecomte 2013). C’est une musaraigne à « dents blanches », comme les crocidures, mais qui compte quatre unicuspides en arrière de l’incisive supérieure au lieu de trois chez les crocidures.
Non renseigné pour le moment
Non renseignée pour le moment
Pachyura etrusca (Savi, 1822) | Podihik etruscus | Sorex etruscus Savi, 1822 |

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles