Bécassine sourde

Lymnocryptes minimus (Brünnich, 1764)


Classe : Aves Ordre : Charadriiformes Famille : Scolopacidae Genre : Lymnocryptes
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  • 2
    observations

  • 2
    communes

  • 3
    observateurs
    1
    organisme

  • Première observation
    2017

  • Dernière observation
    2021
Boyer Jerome - Herault Emilien - Sulmont Emeric
  • Parc National des Cévennes
    Participation à 2 Observations
    Part d'aide à la prospection : 100.00 %

    Fiche organisme

Informations espèce

C’est la plus petite de nos Bécassines. Cette espèce doit son nom au fait qu’elle ne se dévoile et ne décolle qu’au tout dernier moment lorsqu’ elle est surprise. Son plumage est d’un mimétisme parfait et la rend très difficile à observer. De toute petite taille avec un corps rondelet, son bec est assez court ainsi que sa queue assez pointue, le dessus de la tête plus sombre est moins marqué que celui de sa sa cousine des marais. Le plumage est en harmonie avec son milieu, du noir avec des reflets assez métalliques, traversé par de longues et éclatantes bandes jaunâtres sur le dos et sur la tête. Son vol aussi est différent, plus droit, à ras du sol et sans un bruit au décollage.
En nidification, la Bécassine sourde est une eurasienne nordique qui descend hiverner en Europe occidentale et jusqu'en Afrique intertropicale. Grande migratrice, le passage prénuptial est marqué vers la fin mars et début avril. Absente en été, elle redescend à l'automne dès fin octobre mais surtout en novembre. Les quelques observations sur le territoire du PNC sont conformes à son statut de migratrice régulière au double passage et hivernante. Notons cependant que l’hivernage est rare du fait de conditions climatiques trop rigoureuses et peu compatibles avec un stationnement durable sur les secteurs d'accueil potentiels ; le gel et la neige neutralisant régulièrement et durablement les prairies humides d’altitude que fréquente volontiers cette espèce. Trois données en novembre : 5 individus le 05 novembre, en 2015 sur l'étang de Barrandon (1370 m), 1 le 15 novembre, en 2017 à Aulas et 1 le 19 novembre, en 2008 aux Plantiers. Le séjour hivernal est possible : 1 individu stationne entre les 17 et 20 décembre 2014 à Finiels (1228 m) et 1 oiseau est observé le 21 janvier 2021 dans les landes au- dessus de Saint-Julien-d'Arpaon. Cette présence hivernale, dans des secteurs d'altitude, est sans doute à mettre en relation avec des épisodes de froids intenses sur le Nord de l'Europe qui poussent encore 62 quelques oiseaux vers le Sud. Au printemps, trois données de mars de la même année 2017 : 1 individu le 15 sur une petite lavogne de Varazoux (Saint-Etienne-du-Valdonnez), 1 autre le 19 puis 2 individus le 21 sur l'étang de Barrandon. Petite et discrète, on peut supposer que l'espèce passe très souvent inaperçue car les campagnes de baguage réalisées en Lozère, par l'OFB (Office français de la Biodiversité) et la Fédération des chasseurs, révèlent des effectifs conséquents notamment aux pics de migrations, prénuptiale en mars-avril et postnuptiale en octobre-novembre.
Non renseigné pour le moment
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Galinago minima (Brünnich, 1764) | Scolopax minima Brünnich, 1764

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles