• 2
    observations

  • 1
    commune

  • 1
    observateur

  • Première observation
    2015

  • Dernière observation
    2017

Informations sur l'espèce

Crepidophorus mutilatus, est un coléoptère de la famille des Elateridae, communément appelés les ‘taupins’. La particularité de cette famille est une saillie prosternale qui s’insère dans un réceptacle ; l’énergie nécessaire pour extraire la saillie de sa loge va créer un effet ‘ressort’ et propulser l’animal à plusieurs centimètres en l’air. Placé sur le dos, le taupin saute et retombe sur ses pattes émettant un petit bruit ! Son nom anglais est significatif : ‘click beetle’ (coléoptères ‘click’). De couleur générale brun foncé, sa tête et son pronotum sont plutôt noirâtres. Le pronotum est allongé, à côtés parallèles brièvement arrondis en avant. On distingue une fossette, sorte de «pelle» sur le front, entre les deux yeux (une loupe à main, grossissement x10, est la bienvenue!). L’identification reste toutefois très délicate car la famille des Elateridae comprend de nombreuses espèces aux physionomies proches.
D'une taille adulte comprise entre 11 et 18 mm, on trouve la larve de 9 mm, dans les cavités hautes, dans la carie de bois en décomposition, des essences feuillues. La larve est prédatrice des larves d’autres coléoptères saproxyliques. On retrouve chez la larve des taupins, un comportement proche de l’adulte qui saute pour se soustraire à un danger : la larve, dérangée, tord son corps par saccades rapides, dans tous les sens, lui imprimant une forme de zigzags anguleux. Ceci, sa forme fine et longue et la dureté de son corps, lui valent l’appellation de ‘larve fil de fer’. Les deux seules données de Crepidophorus mutilatus du Parc national des Cévennes sont issues d'individus adultes collectés par des pièges à interception (deux vitres en croisillon suspendues à un arbre sénescent, et munies d’un réceptacle en entonnoir), dispositif mis en place, en chênaie, dans la forêt domaniale d’Orgon, sur la commune d'Arphy sur le versant méditerranéen du massif de l'Aigoual, à 1070 m d'altitude. Ils ont fait l'objet d'une identification par des experts nationaux, l'espèce restant très rare en France (connue de moins de vingt localités) et l’une des plus rares d’Europe. Il s’agit, également, du fait de son exigence écologique, d’une espèce bioindicatrice dela qualité de l’écosystème forestier (maturité du peuplement et ancienneté de la forêt).
Non renseigné pour le moment
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Athous mutilatus Rosenhauer, 1847 |

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