- 283 observations
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29
communes -
51
observateurs
2
organismes -
Première observation
1974 -
Dernière observation
2025
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Parc National des Cévennes
Participation à 281 Observations
Part d'aide à la prospection : 99.29 %Fiche organisme
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iNaturalist
Participation à 2 Observations
Part d'aide à la prospection : 0.71 %Fiche organisme
Informations espèce
La Fauvette orphée est la plus massive des fauvettes méditerranéennes que l’on peut rencontrer sur le Parc National des Cévennes. D’aspect général robuste avec un bec long et fort, elle apparaît peu contrastée avec un plumage à dominante grise ressemblant à celui de la Fauvette à tête noire. Cependant, l’allure générale élancée, la gorge bien blanche qui contraste avec la calotte gris foncé, la queue longue noire à rebords blancs et la forme de la tête anguleuse l’apparente aux autres fauvettes méditerranéennes. Le mâle a l'iris jaune (critère nettement visible) et un bandeau noir qui s'étend du bec à l'arrière de l’œil. Parfois discrète et pas toujours facile à observer, c’est souvent par son chant caractéristique qu’elle nous indique sa présence. Son chant est structuré, puissant et mélodieux avec de deux à quatre strophes courtes et explosives rappelant à la fois le Merle à plastron et le Rossignol en plus grinçant.
Cette grande fauvette est une estivante nicheuse dont l’aire de nidification est restreinte à la moitié occidentale du bassin méditerranéen. En France, sa répartition est morcelée et confinée au tiers sud-est du pays. De même, sur le territoire du PNC, elle évite les ripisylves, les boisements de pentes trop raides, les bois et forêts d’altitude mais s’accommode d’habitats variés, allant du taillis de chênes assez dense (Chêne vert et Chêne kermès), en terrains collinéens au pied des Cévennes, à la pelouse steppique caussenarde avec un piqueté de buissons ou d’arbres disséminés, à condition d’un degré thermique suffisant. Préférant les ambiances chaudes et sèches, la Fauvette orphée ne revient que dans la dernière décade d’avril. Une date précoce, et plutôt exceptionnelle pour les secteurs d’altitude du Parc, est récemment signalée au 15 avril 2021 sur le Causse Méjean. On peut souligner à ce propos que cette espèce n’est citée que 28 fois dans la base de données jusqu’en 2009, année incluse, sur 626 données au total. Puis à partir de 2010 (5 occurrences), 2011 (13 occurrences) et 2012 (35 occurrences), l’espèce semble devenir plus présente et traduit sûrement une tendance à la hausse de ses effectifs au cours des dernières décennies. Quelques données confirment la reproduction locale : des poussins au nid et adultes avec becquées entre le 28 mai et le 24 juillet, nourrissages de juvéniles hors du nid le 28 mai, en 2017, et le 29 juin, en 2016, tous deux sur le Causse Méjean. Après la reproduction, l’espèce s’éclipse rapidement dans le courant du mois d’août et les données deviennent alors très sporadiques. Deux dernières dates, assez récentes, indiquent encore une présence au 05 septembre, en 2013 sur le Causse Méjean, au 09 septembre, en 2011 sur le même causse à 1219 m d’altitude et le 10 septembre, en 2012 près de Saint-Hippolyte-du-Fort au pied des Cévennes. Mais une date plus tardive encore, et ancienne, rapporte l’ultime présence de la Fauvette sur le territoire du Parc au 28 septembre 1977 à Aumessas. L’espèce est ensuite totalement absente jusqu’au printemps suivant.
Milieux boisés
