- 7 observations
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7
communes -
9
observateurs
1
organisme -
Première observation
2014 -
Dernière observation
2024
Altier - Cubiérettes - Fraissinet-de-Fourques - Ispagnac - Pont de Montvert - Sud Mont Lozère - Saint-André-Capcèze - Saint-Étienne-du-Valdonnez
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Parc National des Cévennes
Participation à 7 Observations
Part d'aide à la prospection : 100.00 %Fiche organisme
Informations espèce
La Musaraigne carrelet était considérée, jusqu'en 1976, comme la musaraigne de taille moyenne à « dents rouges » commune sur tout le territoire national. C'est une musaraigne des milieux frais et humides, s'accommodant d'habitats aussi variés que les tourbières, les haies en bordure de prairies, les landes et les forêts dans son aire de distribution en Europe septentrionale et centrale.
Suite à une révision phylogénique globale du groupe « araneus », sur la base d'analyses génétiques, la Musaraigne carrelet, au sens strict, a été reconnue comme étant une espèce principalement montagnarde du Sud-Ouest de l'Europe occidentale (Hausser 1976, Meylan & Hausser 1978). Dans la région du Sud Massif Central, et sur le territoire du Parc national, aucune donnée de cette espèce n'a été authentifiée par analyse génétique (Françoise Poitevin in litt.). Un cadavre, retrouvé au Pont-du-Tarn (commune du Pont-de-Montvert) à 1320 m sur le Mont Lozère, a été soupçonné comme étant de cette espèce mais aucune preuve formelle n'est venue confirmer cette hypothèse. Pourtant, cette espèce continue d'être citée et six contacts, depuis 2014, en font mention dans la base de données du Parc. Aucune de ces observations n'a été confirmée par des analyses génétiques et bien que toutes proviennent d'habitats de pelouses et landes d'altitude pouvant convenir à cette espèce (Mont Lozère et Mont Aigoual), on doit considérer ces données comme erronées en l'état actuel des connaissances. Une collecte d'individus trouvés morts est d'ores et déjà engagée depuis 2019 et les spécimens sont actuellement en cours d'analyse génétique. Ce protocole de collecte est à poursuivre car c'est le seul moyen de confirmer la présence de cette espèce sur le territoire du Parc national et d'en connaître, avec rigueur, son éventuelle présence et sa répartition.
