- 1 392 observations
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85
communes -
119
observateurs
2
organismes -
Première observation
1973 -
Dernière observation
2026
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Parc National des Cévennes
Participation à 1342 Observations
Part d'aide à la prospection : 96.41 %Fiche organisme
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iNaturalist
Participation à 50 Observations
Part d'aide à la prospection : 3.59 %Fiche organisme
Informations espèce
Le Geai des chênes appartient à la famille des corvidés. Son plumage caractéristique est fauve rosé marqué de bleu sur les couvertures alaires et strié de noir et de blanc. La tâche bleu pâle sur les ailes et le croupion blanc sont bien visibles en vol. Les deux sexes sont identiques. Il n’est pas rare d’observer des groupes de quatre à six oiseaux se déplaçant ensemble. Le Geai des chênes possède un cri rauque et perçant et c’est aussi un imitateur hors pair des chants et des cris d’autres espèces d’oiseaux.
Le Geai des chênes est considéré comme sédentaire dans toute son aire de répartition qui s’étend de l’Europe occidentale jusqu’à l’océan Pacifique dans toutes les régions tempérées et nordiques de l’Eurasie. Cependant, bien présent partout en France dans les habitats forestiers et bocagers, il montre des mouvements inter-saisonniers particulièrement remarqués sur le territoire du PNC. En effet, l’espèce est notée tout au long de l’année mais des regroupements ou des bandes d’oiseaux en mouvement sont signalés au printemps et à l’automne. Parfois même de manière inhabituelle au printemps comme ces 40 individus ensemble sur le Causse Méjean le 23 avril 2020 et ce groupe de 27 le même jour à Saint-Etienne-du-Valdonnez. Par le passé, 30 puis 50 passent dans les gorges du Tarn au Rozier le 28 avril 1978 (Brugière & Duval 1983). Les mouvements printaniers prénuptiaux sont en général plus discrets ne regroupant que quelques individus. Au contraire, le passage postnuptial est plus régulier et marqué avec des groupes d’oiseaux en vol nettement orienté vers le sud. Ces vols sont décelables dès le mois de septembre mais c’est surtout en octobre que le flux est perceptible : 10 individus le 06 octobre 2012 à Dourbies, 20 le 20 octobre à Prévenchères et 20 encore le 27 octobre 2019 au Pont-de-Montvert. Ces mouvements trahissent, sans aucun doute, des migrations, probablement d’oiseaux venus de régions nordiques ou des Alpes car, grand imitateur, il n’est pas rare d’entendre, en Lozère, des geais imitant le Cassenoix moucheté, espèce principalement nicheuse dans l’arc alpin. Quelques mouvements encore orientés vers le sud en novembre puis, au cours de l’hiver, ce sont de petits groupes grégaires, de quelques unités à plus de dix individus, qui circulent ici et là, de décembre à février, en quête de nourriture. L’espèce se reproduit dans le PNC mais la nidification locale est souvent difficile à observer chez cet oiseau toujours en mouvement à la recherche de nourriture. Néanmoins, les données rapportées font état de comportements territoriaux et de parade du 26 mars à fin juin, des constructions de nids entre les 27 mars et 22 mai (4 données), des becquées transportées et du nourrissage au nid du 03 mai au 28 juin (6 données), des juvéniles volant depuis peu entre les 23 mai et 14 juillet (5 données) et enfin des juvéniles apparemment émancipés entre le 04 juin et le 27 juillet (4 données). Soulignons que la majorité de ces informations proviennent du piémont cévenol. Les données de reproduction plus haut en altitude sont quasi absentes. Au plan alimentaire, le Geai des chênes est un polyphage opportuniste et il est noté consommant des invertébrés (escargots, insectes), des lézards, des oisillons (mésange, martinet à l’envol) et des fruits (glands, châtaignes, cerises, pommes, mirabelles). Cette espèce est très loquace, se faisant vite reconnaître à son cri facilement identifiable, mais sa spécialité d’imitateur brouille parfois les pistes et il peut se faire passer pour la Buse variable (l’espèce la plus imitée), la Chouette hulotte, le Loriot, le Choucas, le Rollier, le Cassenoix et est même capable d’imiter la repasse de la Chouette chevêchette (qu’il connaît par ailleurs ?)
