- 1 802 observations
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77
communes -
85
observateurs
2
organismes -
Première observation
1973 -
Dernière observation
2026
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Parc National des Cévennes
Participation à 1790 Observations
Part d'aide à la prospection : 99.33 %Fiche organisme
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iNaturalist
Participation à 12 Observations
Part d'aide à la prospection : 0.67 %Fiche organisme
Informations espèce
La Grive draine est un oiseau de la famille des Turdidés. C'est la plus grande de nos grives. Son poids maximal approche 140 g. Son dos est gris-brun, et son ventre beige-clair ponctué de nombreux gros points noirs. Sa tête élancée est marquée par de gros yeux foncés et un bec puissant. On peut la confondre avec la grive musicienne (plus petite/ 60 g)) , mais le chant est différent.
La Grive draine a une assez vaste répartition sur le continent eurasiatique occidental et central dans les régions tempérées et nordiques. Inféodée à un habitat forestier, elle occupe les montagnes boisées dans 164 le sud, depuis l’Atlas marocain aux régions montagneuses d’Europe du Sud-Ouest, et les forêts de conifères dans le nord de l’Europe. Estivante migratrice aux latitudes nordiques, elle est plutôt sédentaire ou transhumante plus au Sud. Largement présente en France, à l’exception d’une frange littorale méditerranéenne, elle l’est aussi sur tout le territoire du PNC. Notée tous les mois de l’année, la Grive draine est un des oiseaux chanteurs à animer de son chant les paysages encore très hivernaux des Cévennes dès le mois de janvier. Quelques rares chants peuvent même être entendus en décembre. Mais les couples semblent malgré tout se cantonner plus tardivement, fin février (une construction de nid est mentionnée un 23 février), mais surtout dans le courant de mars ou début avril. Un couple défend vivement son territoire (et son nid ?) contre un Épervier le 1er avril. Dans le même temps, la migration bat son plein, des troupes de plusieurs dizaines en transit migratoire sont encore présentes jusqu’à début avril comme ces 20 individus encore ensemble le 06 avril 2013 sur le Mont Lozère. Des adultes transportant des becquées et des poussins au nid sont notés entre les 13 avril et 18 juin avec 15 occurrences : 4 en avril, 8 en mai et 3 en juin. Les regroupements familiaux se remarquent dès le 19 juin et se multiplient dans le courant de juillet pour constituer de grosses bandes dès le mois d’août : 50 individus le 10 août 2011 sur le Causse Méjean à Mas-Saint-Chély et 120 le 24 août suivant sur la bordure méridionale du même causse (commune de Vébron). L’origine de ces rassemblements postnuptiaux est sans doute pour l’essentiel locale car un mouvement très net de migration postnuptiale est perceptible à partir de la mi-septembre et surtout durant le mois d’octobre. Puis les bandes hivernales, de plusieurs dizaines d’individus pouvant même compter jusqu’à 200 oiseaux ensemble comme ce 30 janvier 2010 près de Bagnols-les-Bains, semblent se stabiliser et se déplacent à la recherche de ressources alimentaires disponibles : baies du Gui commun, des sorbiers, aubépines, églantiers, Genévrier commun et Lierre qui constituent une part importante de leur régime alimentaire hivernal. Ces troupes désertent les hautes altitudes pendant les longs épisodes d’enneigement mais reviennent exploiter les prairies sitôt dégagées lors des premiers radoucissements printaniers, à la recherche des vers de terre. Des reprises d’oiseaux bagués par le passé apportent quelques précisions sur les mouvements de l’espèce : un individu bagué en Suisse le 06 octobre 1985 est repris à Meyrueis le 08 décembre 1985 et un individu bagué à Hures (Causse Méjean) le 19 août 1985 est repris à Sébazac-Concourès (Aveyron) le 20 février 1986 (in Destre et coll. 2000).
