- 1 435 observations
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90
communes -
189
observateurs
2
organismes -
Première observation
1973 -
Dernière observation
2025
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Parc National des Cévennes
Participation à 1287 Observations
Part d'aide à la prospection : 89.69 %Fiche organisme
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iNaturalist
Participation à 148 Observations
Part d'aide à la prospection : 10.31 %Fiche organisme
Informations espèce
Le circaète Jean-le-Blanc est un grand rapace migrateur commun dans le Parc national. Pour le néophyte, cette espèce remarquable ne pourra guère être confondue qu'avec la Buse variable (Buteo buteo) en phase claire ou la Bondrée apivore (Pernis apivorus). Le Circaète s'observe sur l'ensemble du territoire du parc et environ 5400 données renseignent notre base.
Les premiers oiseaux arrivent timidement dans la première décade de mars (39 données) et les observations en février sont exceptionnelles. Seulement sept cas ont été recensés entre le 12 février et la fin de ce mois (12/02/2014 à Quézac). La vague migratoire s'observe généralement dans les Cévennes entre le 10 et le 20 mars (300 données).
Les oiseaux rejoignent directement et individuellement les sites de nidification pour la construction de l'aire. Avec 180 à 230 couples nicheurs, le Parc national des Cévennes abrite une importante population de Circaète. Les meilleures densités s'observent dans les Cévennes et le sud de l'Aigoual avec environ 10 couples pour 100km2. Les secteurs du Causse et du Mont Lozère accueillent respectivement sept et cinq couples pour 100km2.
Le Circaète niche dans tous les massifs du Parc national, exception faite des zones nues des Causses ou du Mont Lozère et des forêts denses au centre du massif de l’Aigoual. Les aires sont établies le plus souvent sur des Pins au port tabulaire mais aussi les Chênes verts, dans des pentes bien orientées (dans le quart sud à Est de la rose des vents) et abritées des perturbations du nord-ouest.
La ponte, d'un œuf unique pour cette espèce, a lieu dans les deux premières décades du mois d'avril (moyenne au 15 avril calculée sur 24 ans et 504 cycles de ponte). Les dates extrêmes de ponte notées dans les Cévennes sont le 23/03 sur Saumane et le 01/06 sur le Causse Méjean, (commune de Vébron) . L’œuf éclot au cours de la dernière décade de mai, après 45 à 47 jours d'incubation. Le jeune reste 70 à 77 jours à l'aire, durant lesquels il est nourrit à 90 % de reptiles par ses parents (dont 70 % de Couleuvres).
Les Circaètes recherchent leurs proies dans les milieux ouverts et semi-ouverts du Parc national (formations herbacées, landes, maquis et zones rocheuses). Le vol de chasse stationnaire, face au vent, dit en « saint Esprit » est typique de l'espèce mais, dans notre région montagneuse, la Buse variable, l'Aigle botté et l'Aigle royal peuvent également le pratiquer. Les Circaètes sont de grands chasseurs de reptiles et nous estimons qu'une famille consomme environs 600 serpents durant la saison de reproduction (de mars à octobre). Ce sont donc environ 150 000 serpents qui sont mangés chaque année dans le Parc national par la population de Circaète. Trois espèces de couleuvre semblent essentielles pour nos Circaètes : La Couleuvre verte et jaune Hierophis viridiflavus, la Couleuvre d'Esculape Zamenis longissimus et la Couleuvre de Montpellier Malpolon monspessulanus.
Tous les couples ne produiront pas un jeune et dans notre population seuls 53 % vont en moyenne réussir leur reproduction. Ce taux de reproduction est très variable annuellement. Il oscille entre 78 % les bonnes années (2014) et 22 % les mauvaises années (2018), selon que la météo soit favorable ou non. Cette faible productivité est compensée par une grande longévité de l'espèce. Notre doyen du Parc national est un mâle bagué poussin sur la commune de Saint-Bauzile. Il niche actuellement près du col de Montmirat (Saint-Etienne-du-Valdonnez) et en 2018 il était âgé de 22 ans !
C'est durant les périodes printanière et estivale (d'avril à septembre) que les observations de circaètes sont les plus abondantes (6200 données). Les premiers Circaètes commencent la migration début septembre, mais ce n'est qu'à la fin du mois que les couples ayant un jeune partent séparément vers l’Afrique en franchissant le détroit de Gibraltar. Nos circaètes hivernent dans la zone sahélienne au Niger, Mali ou Sénégal. L'espèce s'observe encore durant la première quinzaine d'octobre (44 données) puis se raréfie sensiblement durant la deuxième (9 données), enfin quelques rares observations de novembre viennent clore la saison (4 données). La plus tardive restant celle un oiseau observé le 19 novembre 1989 à Florac.
Pelouses&Prairies
